En avril 2002, les Parties à la Convention des Nations Unies sur la biodiversité se sont engagées afin de parvenir d'ici à 2010, à une réduction significative du rythme actuel d'appauvrissement de la biodiversité aux niveaux mondial, régional et national à titre de contribution à l'atténuation de la pauvreté et au profit de toutes les formes de vie sur Terre.
Cet objectif a ensuite été approuvé par le Sommet mondial pour le développement durable, réuni à Johannesburg, en septembre de la même année et l'Assemblée générale des Nations Unies et a été constitué en tant qu'une nouvelle cible dans le cadre des Objectifs de développement du Millénaire.
En cette année 2009, au fur et à mesure que se rapproche l'échéance de la conférence organisée en décembre à Copenhague, la question du changement climatique et ses conséquences deviennent clairement une priorité. Du coup, la Convention des Nations Unies sur la biodiversité entrée en vigueur en décembre 1993 revêt une importance capitale, notamment en Afrique pour les populations locales grâce à une prise de conscience et à une approche qui a permis la création d'aires protégées. La Conférence de Copenhague qui doit permettre d'adopter un nouveau texte contraignant pour succéder au Protocole de Kyoto précèdera de quelque jours, le lancement de l'année 2010, décrétée Année internationale de la biodiversité.
(Interview : Jo Mulongoy, Chef de la Division scientifique, technique et technologique de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique; propos recueillis par Jérôme Longué, envoyé spécial de la Radio des Nations Unies à Montréal)