Artisanat de plus en plus exercé en milieu rural, éducation formation et taux d'alphabétisation plus élevé, en raison de l'accès gratuit à l'enseignement primaire, telle est la situation des femmes burundaises, décrite par Rose Nduwayo, ministre des droits de la personne humaine et du genre, devant la 53ème session de la Commission de la Condition de la femme à l'ONU.
Au niveau de l'enseignement primaire, explique Rose Nduwayo, le gouvernement conscient de l'impérieuse nécessité de l'accès à l'éducation pour tous, a pris une mesure de la gratuité des frais scolaires. Les données actuelles montrent une diminution très sensible de l'écart des taux de scolarisation. Mais les défis à relever sont de taille. Au sujet des violences faites aux femmes, la ministre du genre, souligne que son pays s'attelle à des activités de lutte contre ce mal qui est devenu un fléau au Burundi. Les organisations de défense des droits de l'homme rapportent que les violences domestiques ont augmenté et prennent une ampleur inquiétante. Quant aux violences sexuelles, les petites filles sont touchées en moyenne à 2/3 des cas. Enfin au niveau de la santé et de la lutte contre le VIH/sida, Rose Ndowayo regrette que la femme burundaise n'ait pas assez de pouvoir de décision en ce qui concerne sa santé sexuelle et reproductive. Elle est ainsi la plus touchée par la pandémie si l'on s'en tient aux statistiques disponibles...
(Extrait sonore : Rose Nduwayo, Ministre des droits de la personne humaine et du genre au Burundi; propos recueillis par Maha Fayek)