Après le Secrétaire général des Nations Unies, c'est au tour des membres du Conseil de sécurité de condamner la série de violents attentats qui ont secoué Bombay, le cœur financier de la dixième puissance économique mondiale.
Dans une déclaration publiée jeudi soir, les quinze ont dénoncé des actes terroristes contre des civils, qu'ils qualifient de criminels et injustifiés. Le Conseil de sécurité a appelé les États membres à coopérer avec les autorités indiennes, pour traduire en justice les auteurs, les commanditaires et tous ceux qui ont appuyé financièrement ces attaques sanglantes.
48 heures après cette série d'attentats coordonnées qui ont visé plusieurs sites à Bombay dont la gare centrale, les hôtels de luxe Taj Mahal et Oderoit, les commandos des forces spéciales luttaient encore pour reprendre le contrôle de la situation, encore très confuse bien que la police ait annoncé la fin des opérations dans l'Oberoi/Trident, l'un des deux hôtels de luxe attaqué mercredi.
Ce vendredi, on ignorait encore le nombre des assaillants en liberté et le nombre d'otages encore retenus, après la libération d'une dizaine d'entre eux dont des étrangers. Après la confirmation de la mort de sept étrangers jeudi dans la matinée, celle de cinq juifs et de deux français a été rapportée vendredi.
(Mise en perspective de Martial Assème)