Selon ce rapport, ces violations qui visent en particulier les femmes, les minorités et les intellectuels, interviennent dans un contexte où la situation sécuritaire connait une amélioration. Il précise à ce sujet, que la prise pour cible de journalistes, d'enseignants et éducateurs, de médecins, de juges et d'avocats s'est poursuivi, de même que les enlèvements criminels contre rançon, au cours des six premiers mois de l'année 2008.
Quant aux minorités, elles demeurent les cibles de violences, de menaces et leurs biens matériels et culturels n'échappent pas à des destructions. Le rapport met aussi en lumière la situation des détenus dans plusieurs régions du pays, notamment au Kurdistan iraquien.
Le rapport attire aussi l'attention sur la détention de nombreux prisonniers dans des conditions catastrophiques, avec aucune possibilité de recourir à un avocat, et cela parfois dure depuis plusieurs années. La torture et les mauvais traitements sont légions en Iraq.
Pour sa part, Staffan de Mistura, représentant spécial du Secrétaire général pour l'Iraq, a déclaré dans un communiqué que les violations des droits de l'homme moins visibles doivent être documentées, rapportées et exposées publiquement.
De plus, alors que les autorités iraquiennes reprennent progressivement le contrôle de leur territoire, les responsables politiques, policiers et membres de milices pro-gouvernementales sont aussi pris pour cible par des groupes armés.
En conclusion, la MANUI plaide, pour que des mesures urgentes soient prises, pour mettre aux mauvais traitements infligés aux femmes, mais plus particulièrement les crimes d'honneur.
(Mise en perspective Martial Assème)