Cet accord historique interdit l'emploi, la production, le stockage et le transfert d'armes à sous-munitions. Il fait aussi obligation aux États de détruire leurs stocks, de dépolluer les zones contaminées et de venir en aide aux victimes des armes à sous-munitions. A travers cette Convention, les Etats s'engagent aussi à assister les personnes qui ont été blessées, leurs familles ainsi que leurs communautés. Mais les représentants des Etats-Unis, la Chine, la Russie et l'Inde notamment, n'ont pas fait le déplacement d'Oslo.
Les armes à sous-minutions ont été utilisées dans une trentaine d'Etats. Les Etats les plus affectés sont ceux de l'Asie du Sud-est parmi lesquels le Laos, le Vietnam, le Cambodge. Elles ont aussi été utilisées en Iraq et au Liban. Sur le continent africain, l'Ethiopie, l'Erythrée et le Soudan figurent parmi les pays où l'on a fait usage de ces armes. Selon Handicap International, les conséquences de l'utilisation de ces armes sont effroyables. Ces armes causent des blessures multiples sur les victimes dont notamment la perte des bras et des jambes. Parfois elles décapitent carrément les victimes.
(Extrait sonore : Stan Brabant, le Chef de l'unité politique de Handicap international ; propos recueillis par Jean-Pierre Amisi Ramazani)