Pour le chef de la Mission, Guilio Terzi, il faut d'abord tordre le coup à une idée reçue : l'Afghanistan connaît une situation sécuritaire difficile, mais pas de crise sécuritaire. Une nuance fondée sur le constat que l'insurrection, concentrée dans des régions spécifiques, n'offre pas d'alternative politique crédible. La sécurité a-t-il reconnu n'est qu'un des défis majeurs et multi-facettes du pays.
Le diplomate italien s'est plu à noter des signes encourageants tels que l'amélioration des relations avec le Pakistan voisin, la nomination d'un nouveau gouvernement ou encore la réduction de 19% de la production d'opium. Il a également relevé comme point positif, l'organisation de patrouilles mixtes par l'Armée nationale afghane et la Force internationale. Il a en revanche jugé inquiétant l'impact du conflit sur les populations civiles, la grande majorité des pertes en vies humaines étant imputable aux insurgés.
Parmi les autres défis à relever, Guilio Terzi a cité la tenue des élections en 2009 sur l'ensemble du territoire et le processus de réconciliation nationale. C'est pourquoi, a-t-il conclu, l'aide de la communauté internationale reste plus que jamais nécessaire pour le développement, la sécurité alimentaire, mais les droits de l'homme. Une aide qui doit aussi permettre à la MANUA de s'acquitter de son mandat.
(Mise en perspective : Jérôme Longué)