Préoccupés par la détérioration de la situation à Gaza, les quinze ont dans une déclaration présidentielle lue à la presse souligné la nécessité de restaurer le calme qui devrait ouvrir la voie à la recherche d'une solution politique aux problèmes existant dans le contexte du règlement palestinien-israélien.
Au premier jour de ces frappes aériennes sur Gaza qui ont jusqu'à présent fait au moins 300 morts et plus de 1 000 blessés, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait lui aussi exprimé ses inquiétudes à propos de la violence à Gaza et dans le sud d'Israël.
De son côté, Navi Pillay, le Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, a aussi vivement condamné l'usage disproportionné de la force par Israël, tout en appelant le Hamas à mettre fin à ses attaques à la roquette.
L'opération baptisée "plomb durci", la première d'une rare violence depuis 1967, date de l'occupation des territoires palestiniens par Israël, a pour but selon l'État hébreu de mettre fin aux tirs de roquettes sur le sud du pays depuis la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas qui en a délogé en juin 2007 les forces fidèles au Président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Ce dernier qui a déclaré lors d'une réunion de l'Organisation pour la libération de la Palestine ce lundi, son intention d'initier des consultations avec tous les partis palestiniens, y compris le Hamas, sur les évènements tragiques dans la bande de Gaza.
(Mise en perspective : Martial Assème)