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Mali : le riz, le maïs et le fonio pour diversifier les productions

02/12/2009
La réunion ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce se poursuit à Genève. Dans une déclaration commune, près de 110 pays en développement et émergents ont défendu l'importance d'une conclusion « aussi rapide que possible » du cycle de Doha entamé au Qatar en 2001 dont les négociations piétinent depuis des années. Parmi les sujets de discorde, la question des subventions agricoles et les accords attendus sur les vieux conflits de la banane et du coton.

Au Mali, la filière cotonnière est en proie à d'importantes difficultés qui se traduisent notamment par une véritable chute de la production ces dernières années. Pour limiter l'hémorragie de la baisse continue des cours mondiaux du coton, la filière cotonnière s'organise. Pour l'organisation non gouvernementale britannique Oxfam, l'objectif, c'est d'aller vers une diversification des activités des producteurs de coton et le défi de la filière cotonnière au Mali, c'est de se maintenir et de s'adapter aux marchés internationaux.

Selon le Chargé du programme coton à Oxfam Mali, cette adaptation passe par un recentrage des activités. « Il faut aller au-delà de la simple culture du coton pour amener le producteur malien à vivre d'autres cultures telles que le riz, le maïs ou le fonio », avertit Oumar Sango. Oxfam ne remet pas tout de même pas en cause la culture du coton, un secteur qui permet généralement aux paysans de bénéficier d'un accès au crédit en engrais.

Autre source de préoccupation pour les paysans, les effets de la sécheresse ou des conséquences des changements climatiques sur l'agriculture malienne. Oxfam entend ainsi lancer une assurance changement climatique dans son dispositif. Selon Oumar Sango, le producteur vit de sa production agricole et en raison des aléas climatiques qui peuvent perturber ou affecter toute la production agricole, l'objectif est de fournir une police d'assurance, un mécanisme qui peut venir en aide aux producteurs ». Dans ces conditions, Oxfam mène ce travail avec des partenaires locaux de la finance, de l'assurance et de l'environnement pour mettre en place des ressources qui permettraient de venir en aide aux producteurs.

Depuis les années 80, le coton fait partie des principales cultures commerciales sur lesquelles le Mali a fondé son développement rural. Selon un rapport de juin 2009 de l'Observatoire du développement humain durable et de la lutte contre la pauvreté au Mali, le coton a été pendant plusieurs années le principal pourvoyeur de l'économie malienne en devises étrangères. Il a par ailleurs constitué l'outil principal de développement rural en zone cotonnière et on estime qu'un tiers de la population malienne vit directement des revenus issus du coton.

(Extrait sonore : Oumar Sango, Chargé du Programme coton à Oxfam Mali ; propos recueillis par Alpha Diallo)


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