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Désarmement : des milices ivoiriennes menacent de paralyser l'ouest du pays
Le désarmement des ex-rebelles ivoiriens, censé s'achever fin septembre, prendra plus de temps que prévu en raison de difficultés matérielles et financières, a déclaré le ministre de la Défense Michel Amani N'Guessan, assurant toutefois que le scrutin présidentiel du 29 novembre reste "tenable".
Concernant le démantèlement des milices pro-Gbagbo, qui selon l'accord de paix doit lui aussi s'achever deux mois avant l'élection, le ministre a dit ne pas y voir "un problème". Selon lui, ayant obtenu satisfaction avec le maintien du chef de l'Etat au pouvoir, ces milices "n'ont plus rien à exiger de ce pays".
En guise de réponse à la sortie du ministre de la Défense, des milices de l'ouest du pays ont annoncé qu'elles organiseraient dès lundi prochain des manifestations visant à paralyser les villes de Duekoue et Bangolo.
« D'ici le 7 septembre si rien n'est fait pour rectifier le tir la ville de Duekoue serait paralysée », a confié Kouitchê Paul, l'un des responsables des milices de l'ouest du pays.
Signé fin 2008, l'Accord politique de Ouagadougou prévoit que l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), doit être désarmée "au plus tard" deux mois avant la présidentielle, reportée depuis 2005. Le texte prévoit le versement de 500.000 F CFA "pour solde de tout compte" à chaque combattant démobilisé.
(Extrait sonore : Kouitchê Paul, l'un des responsables des milices de l'ouest du pays ;propos recueillis par ONUCI-FM)


