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Armes conventionnels : l'Afrique de l'Ouest aux avant-postes de la lutte
Des représentants de pays, d'organisations internationales et de la société civile se sont retrouvés il ya quelques jours au Siège de l'ONU à New York, pour encourager les débats pour un Traité sur le commerce des armes.
Les participants à ces assises de New York ont profité de cette opportunité pour partager les expériences en matière de lutte contre la prolifération des armes. Parmi eux, Ouattara Bafétigué, conseiller chargé du désarmement et de la sécurité internationale à la Mission de la Côte d'Ivoire auprès des Nations Unies.
Se réjouissant de la tenue de cette réunion, Ouattara Bafétigué a souligné que la sous-région ouest-africaine était particulièrement concerné par ces discussions sur le Traité sur le commerce des armes, parce que faisant face à des conflits multiples, qui la rende davantage instable.
C'est donc à raison que depuis plusieurs années la Communauté économique des états d'Afrique de l'ouest (CEDEAO) a mis sur pied un moratoire mué par la suite en convention, pour aider à lutter contre le phénomène de la circulation illicite des armes légères et de petit calibre.
Au niveau de la Côte d'Ivoire, les autorités ont eu très tôt conscience de la gravité du problème, d'où selon Bafétigué Ouattara, la mise en place d'une commission. Elle a pour but dit-t-il, de sensibiliser les populations sur les méfaits de la détention des armes légères mais aussi de s'assurer d'une gestion rigoureuse des stocks d'armes détenus par les forces de défense et de sécurité ivoiriennes.
L'Assemblée générale de l'ONU a adopté la résolution 61/89 marquant officiellement l'amorce d'un Traité international sur le commerce des armes.
(Extrait sonore: Ouattara Bafétigué, conseiller chargé du désarmement et de la sécurité internationale à la Mission de la Côte d'Ivoire auprès des Nations Unies ; propos recueillis par Martial Assème)


