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 9 Juillet 2009
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Somalie : la nécessité d'agir

Le Conseil de sécurité a examiné ce matin la situation en Somalie en entendant les exposés des Secrétaires généraux adjoints chargé des affaires politiques et de l'appui aux missions.

Le Conseil de sécurité

Lynn Pascoe a réaffirmé la nécessité d'une action urgente au risque de voir disparaître les espoirs suscités par la constitution du Gouvernement fédéral de transition et l'application des Accords de Djibouti.

Une analyse partagée par nombre d'orateurs, y compris les quinze membres du Conseil qui ont ensuite pris la parole, à l'instar de Michel Kafando, le Représentant permanent du Burkina Faso qui, se fondant sur les récentes recommandations de l'Union africaine a exhorté le Conseil sécurité à sanctionner ceux qui s'opposent au processus de paix et de réconciliation en Somalie.

Plusieurs délégations ont également fait référence au problème récurrent de la piraterie et aux efforts, notamment de l'Union européenne déployés dans le cadre de l'opération Atalante pour lutter contre le fléau. Autre problème évoqué : la lutte contre la culture de l'impunité.

Dans le rapport présenté par Lynn Pascoe, le patron du Département des affaires politiques a fait état de nombreuses informations guère encourageantes. A part l'accord conclu avec Ahlu Sunna Waljamaa, l'un des principaux groupes religieux d'opposition dans le centre du pays, et la volonté de transparence budgétaire du gouvernement, les voyants sont au rouge. À commencer par l'intensification de la stratégie d'intimidation menée par Al Shabaab qui se traduit par une vague d'assassinats ciblés de chefs de clan et de représentants du gouvernement.

De même, les populations qui avaient commencé à regagner Mogadiscio, fuient de nouveau la capitale depuis le début du mois de mai. On compte désormais 1,3 million de personnes déplacées. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, la crise est exacerbée par une grave sécheresse.

Pour inverser cette tendance, Ban Ki-moon propose un plan en quatre points concernant les aspects politiques, sécuritaires, la relance de l'économie et la lutte contre la piraterie. Il insiste également sur le renforcement de la force africaine de l'AMISOM et la promotion de la réconciliation nationale.

(Extrait sonore : Michel Kafando, Représentant permanent du Burkina Faso auprès des Nations Unies)