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 17 Juin 2009
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L'agriculture résiste mieux à la crise mondiale

FAO/Olivier Thullier

FAO/Olivier Thullier

L'alimentation étant un besoin fondamental, le secteur agricole résiste mieux à la crise économique mondiale que les autres secteurs, mais les risques pourraient s'accroître si la crise économique se poursuivait, selon un nouveau rapport publié conjointement par l'OCDE et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.

La baisse des prix, de la production et de la consommation agricoles va probablement être modérée dans l'attente de la reprise économique, d'ici deux ou trois ans, indiquent les Perspectives agricoles de l'OCDE et de la FAO de 2009 jusqu'à 2018.

A mesure que le ralentissement de l'activité tire les prix alimentaires vers le bas, la pression s'assouplit sur les consommateurs qui ont moins d'argent à dépenser du fait de la récession.

Les prix des produits alimentaires sont redescendus de leurs niveaux record du début de l'année 2008, mais ils restent élevés dans beaucoup de pays pauvres.
Il est toutefois peu probable que pendant les dix prochaines années, les prix de l'ensemble des produits agricoles, à l'exception des viandes bovine et porcine - même ajustés par rapport à l'inflation - retrouvent leurs niveaux moyens d'avant les pics de 2007-2008.

Au cours des dix prochaines années, les prix moyens des productions végétales devraient connaître une hausse de 10 à 20 % en termes réels (corrigés de l'inflation) par rapport à la moyenne observée durant la période 1997-2006. Dans le cas des huiles végétales, l'augmentation des prix devrait même dépasser 30 %.
Le rapport avertit que des épisodes d'extrême volatilité des prix, comme au moment de la flambée de 2008, ne sont pas à exclure au cours des prochaines années, en particulier du fait que les prix des produits agricoles sont de plus en plus dépendants des coûts du pétrole et de l'énergie et qu'aux dires des experts de l'environnement, l'instabilité des conditions climatiques risque d'augmenter.

(Mise en perspective de Maha Fayek)