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Armes à sous-munitions : l'engagement des gouvernements envers le Traité d'interdiction
Plusieurs Etats signataires du nouveau traité international d'interdiction des armes à sous-munitions ont déjà entamé la destruction de leurs stocks d'armement avant l'entrée en vigueur officielle du dit traité, selon le rapport de 288 pages publié vendredi par Human Rights Watch.
Intitulé "Interdire les armes à sous-munitions: Politique et pratique des gouvernements", ce rapport paraît une année après la conclusion des négociations de la Convention sur les armes à sous-munitions organisées à Dublin (Irlande) le 30 mai 2008.
Le nouveau rapport dresse, pays par pays, un inventaire des motivations et des mécanismes sous-tendant ces changements spectaculaires. De nombreux signataires au traité devraient, selon toute attente, achever la destruction de leurs stocks avant l'échéance de huit années imposée par la Convention. Avec l'achèvement de la destruction de son stock d'armes à sous-munitions en mars 2009, l'Espagne est le premier pays à remplir ses engagements depuis la signature du Traité.
Plusieurs autres signataires ont démarré la destruction de leurs stocks d'armes à sous-munitions, parmi lesquels l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Canada, la Colombie, la France, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suisse.
La Convention sur les armes à sous-munitions interdit la production, l'emploi, le transfert et le stockage des armes à sous-munitions, exige le déminage des zones contaminées dans un délai de 10 ans et instaure des normes révolutionnaires en matière d'assistance aux victimes de ces armes.
Au total, 96 pays ont signé le Traité depuis son ouverture à la signature à Oslo (Norvège) le 3 décembre 2008. Dans ce groupe, on recense 35 Etats qui ont, par le passé, utilisé, produit, stocké et/ou exporté des armes à sous-munitions.
(Extrait sonore :Thomas Nash, Coordinateur de la Coalition mondiale contre les armes à sous-munitions ;propos recueillis par Alpha Diallo)

