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 16 Février 2009
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PNUE : pour un nouvel accord écologique mondial

L'ONU a proposé lundi un "New Deal écologique mondial" face aux crises financière, énergétique et alimentaire, à l'ouverture d'un forum sur l'environnement à Nairobi, appelant les pays du G20 à y consacrer 1% au moins de leur PIB sur les deux prochaines années.

New Deal écologique mondial

New Deal écologique mondial

Une centaine de ministres et un millier de délégués de 140 pays participent à cette réunion du C onseil d'administration du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), qui doit durer jusqu'à vendredi au Siège de cet organisme.

"Le G20 devrait considérer ces propositions lors de son prochain rendez-vous à Londres en avril et aider à (sécuriser) un accord global contre le changement climatique en décembre à Copenhague", estime le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) dans une étude publiée en ouverture de son forum mondial, à Nairobi.

"Relancer l'économie mondiale est essentiel mais des mesures centrées sur ce seul objectif ne garantiront pas un succès durable", estime ce rapport.

A moins de "relever les autres grands défis comme la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), la protection des écosystèmes (dont dépendent les plus pauvres pour leur survie) et des ressources en eau, et la réduction de la pauvreté, elles n'empêcheront pas de futures crises" de se reproduire.

Par conséquent, au sein du G20, les Etats-Unis, l'Union européenne et les pays riches de l'OCDE devraient sur les deux prochaines années consacrer "au moins 1%" de leur PIB à réduire leur dépendance aux énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon) fortement émettrices de CO2, l'un des principaux GES responsables du changement climatique.

Les pays émergents et moyennement riches du G20 - la Chine, l'Inde, l'Afrique du Sud, ainsi que la Corée du Sud ou la Turquie - devraient en faire autant "dans la mesure du possible", estime encore le PNUE.
Quant aux pays en développement, ils devraient également faire ce qu'ils peuvent en ce sens, mais surtout consacrer "au moins 1% de leur PIB à des programmes d'amélioration du service et du traitement de l'eau pour les pauvres".

Car diviser de moitié d'ici 2015 le nombre de personnes privées d'accès à l'eau potable et au tout-à-l'égoût, comme le prévoient les Objectifs de développement du Millénaire arrêtés en 2000 par les Nations Unies, pourrait permettre d'économiser jusqu'à 38 milliards de dollars par an (dépenses de santé, etc...)

(Mise en perspective de Maha Fayek)