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Au menu: La Haye, Davos, Madagascar et le Zimbabwe
La Haye : l'affaire Lubanga inaugure les activités de la CPI
Le premier procès de la Cour pénale internationale (CPI), s'est ouvert lundi à La Haye avec au banc des accusés Thomas Lubanga, l'ex-patron d'une milice de l'Ituri, en République démocratique du Congo.Louis Moreno-Ocampo, le procureur de la CPI accuse Thomas Lubanga d'avoir enrôlé en 2002 et 2003 des enfants soldats.
"Et finalement elle tourne!" s'exclame Libération, pour qui l'ouverture de cette audience est un véritable coup d'accélérateur qu'on aurait cru impossible de sitôt, après les nombreux obstacles auxquels s'est heurtée la CPI après son entrée en fonction en juillet 2002.
Ce qui fait dire au quotidien « Le Monde » que ce procès aura valeur de test pour la justice internationale qui n'est pas encore parvenue ajoute le journal, à poursuivre ses enquêtes dans des régions en guerre comme le Darfour ou le Kivu.
De son côté, « Le Potentiel » de Kinshasa affirme que le début de cette audience envoie un signal fort à l'endroit de tous ceux qui ont commis et qui continuent à perpétrer des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et des crimes de génocide à travers le monde.
L'enjeu de ce procès dépasse l'accusé Thomas Lubanga relève « Le Temps » de Genève. Aussi propose t-il que l'action de la CPI ne se limite pas qu'aux seigneurs de guerre locaux comme Thomas Lubanga Dyilo, mais qu'elle vise par la même occasion ceux qui ont soutenu l'UPC de Lubanga et les autres groupes armés qui opéraient en Ituri , y compris les responsables au plus haut niveau à Kinshasa, Kigali, et Kampala. Pour le New York Times, l'issue de ce procès qu'il qualifie d'historique, pourrait permettre d'enregistrer des avancées dans des affaires pendantes telles que la requête du Procureur de la Cour pénales internationale de faire comparaitre le président soudanais Omar el-Béchir.
Davos : ouverture du Forum économique mondial sur fond de récession
Depuis mercredi le gotha international de la politique et des affaires s'est retrouvé pour le grand round annuel du Forum économique mondial de Davos en Suisse, qui selon l'hebdomadaire Jeune Afrique incarne le symbole du capitalisme flamboyant qui se rêve désormais en pompier de l'économie mondiale. Une rencontre qui comme le fait remarquer la Tribune de Genève, s'est ouverte à un moment où le monde est frappé par une récession sévère. Le journal suisse en est à s'interroger sur les remèdes miracles qui vont émaner de ces assises, pour apporter des solutions aux problèmes auxquels le monde reste confronté dans sa course erratique entre champs de ruines bancaires et licenciements massifs. Autre constat, celui de Nord-Eclair qui observe que cette année l'ambiance au Forum de Davos est moins à la fête avec notamment les grandes figures de la banque américaine qui font profil bas, angoissées face à la récession qui menace la planète entière. Un contexte qui selon The Guardian a eu pour effet de propulser au devant de la scène de ce forum les dirigeants chinois et russe, qui dans leurs discours respectifs s'en sont pris aux Etats-Unis, qu'ils jugent responsables de la situation économique actuelle. En dépit de la situation de récession mondiale, le Secrétaire général de l'ONU a appelé la communauté internationale nous dit The Financial Times, à ne pas abandonner les plus pauvres. Le quotidien précise par ailleurs que Ban Ki-moon a saisi l'opportunité de la tribune de Davos pour lancer un appel à la reconstruction de Gaza suite à la dernière offensive israélienne. Un appel s'élevant à 613 millions de dollars et essentiellement destinés à couvrir les besoins alimentaires de 1,4 million de Palestiniens.
Madagascar : Antananarivo s'enflamme, l'ONU appelle les parties au dialogue
Dans les questions diverses on s'intéresse à la crise qui paralyse depuis quelques jours Antananarivo, la capitale de l'île de Madagascar. Des manifestations sanglantes révélatrices selon L'Express, du bras de fer qui oppose le maire de la capitale de l'île au chef de l'État Marc Ravalomanana. Pour L'Observateur du Burkina Faso, le scenario actuel est identique à celui qui avait porté l'actuel président au pouvoir en 2002.Et le journal d'écrire que 7 ans après sa prise de pouvoir donc, voilà que c'est à son tour d'être conspué par le maire de la capitale. Quoiqu'il en soit, les actes de vandalismes et les scènes de pillages qui ont entrainé la mort de dizaine de personnes sont pris au sérieux par l'ONU, souligne L'expression d'Alger, qui est revenu sur l'appel de Ban Ki-moon aux parties à régler leurs différends par des moyens pacifiques et un dialogue inclusif.
Zimbabwe :le MDC et le gouvernement d'accord pour le partage du pouvoir
Au Zimbabwe, le principal parti d'opposition Mouvement démocratique pour le changement (MDC) et le gouvernement ont fini par s'accorder sur les modalités d'un partage de pouvoir dès la mi-février. « Un pas significatif en avant » titre The Wall Street Europe, qui voit en cela l'opportunité d'une fenêtre ouverte pour sortir le pays de la crise humanitaire dans lequel il est plongé et qui a été exacerbée par l'épidémie qui a tué plus de 3.000 personnes.
(Mise en perspective : Martial Assème)

