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 21 Avril 2008

CNUCED : à Accra Ban Ki-moon appelle à un nouvel accord en matière de politique alimentaire

La douzième session de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, la CNUCED XII, a ouvert ses portes le 20 avril à Accra, au Ghana. Cette Conférence dont les travaux se poursuivront jusqu'au 25 avril, a pour thème « les perspectives et les enjeux de la mondialisation pour le développement».

Elle se tient au moment où le monde est frappé par une crise alimentaire, et la hausse du prix des produits pétroliers risquent de réduire à néant les résultats des efforts de mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le développement.

Devant la conférence, Ba Ki-moon a réaffirmé que la communauté internationale ne pouvait pas laisser pour compte le milliard d'habitants les plus pauvres de notre planète.

Le Secrétaire général des Nations Unies a abordé le problème de la flambée des prix des denrées alimentaires, en rappelant qu'il ne se passe pas un jour sans qu'une nouvelle manifestation n'éclate, de l'Égypte à Haïti ou de la Côte d'Ivoire au Burkina Faso. Certains pays ont interdit l'exportation du riz ou du blé; d'autres ont décidé de créer des encouragements financiers à l'importation de marchandises supplémentaires. Ces mesures menacent de fausser les échanges internationaux et d'aggraver les pénuries.

«Nous devons prendre des mesures au plus vite pour assurer la sécurité alimentaire mondiale», a exhorté Ban Ki-moon. Il faut commencer par répondre aux besoins humanitaires immédiats. Cette année, le Programme alimentaire mondial compte nourrir 73 millions de personnes. Mais pour y arriver, il a besoin de 755 millions de dollars supplémentaires, simplement pour couvrir la hausse du coût des programmes en cours.

À long terme, il faut donc augmenter la production agricole, préconise-t- il. Dans ce domaine, on peut être optimiste. Selon les experts, il n'y a pas de raison que l'Afrique ne connaisse pas une « révolution verte » et qu'elle n'augmente pas considérablement sa production de denrées alimentaires. Le Malawi y est déjà parvenu. À elle seule, l'amélioration de l'efficacité des marchés peut avoir un effet énorme, a-t-il martelé.

(Extrait sonore : Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies)