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Prévention des catastrophes naturelles : recourir davantage aux systèmes d'alerte précoce
Le cyclone Nargis continue de susciter de nombreuses questions sur le recours aux systèmes d'alerte précoce renforcés après le tsunami en 2004.
Le cyclone Nargis, qui venait du Golfe du Bengale avec des vents oscillant entre 190 et 240 km/h, a frappé de plein fouet l'Irrawaddy tard vendredi soir avant de poursuivre sa progression vers l'est samedi, provoquant des ravages considérables dans plusieurs régions du sud. C'est l'un des cyclones les plus meurtriers de ces dernières années.Lundi soir, en annonçant un bilan de 10.000 morts, les autorités avaient averti qu'il pouvait encore s'alourdir, les secours n'ayant pas encore atteint certaines zones reculées et totalement inondées.
Des équipes des Nations Unies ont inspecté certains des secteurs les plus touchés mais la distribution de secours constituera "un défi majeur", a indiqué un porte-parole de l'ONU à Bangkok.
Même si l'alerte précoce a plutôt bien marché sur le plan régional selon L'Agence de l'ONU pour la prévention des catastrophes, la même agence a déploré l'absence d'alerte précoce élargie sur le plan national. "Vu le nombre de morts, cela laisse à penser qu'un système d'alerte précoce n'a pas bien marché au Myanmar ", a déclaré depuis Genève Brigitte Léoni, porte-parole du Secrétariat de l'ONU pour la prévention des catastrophes (SIPC).
(Extrait sonore : Michel Jarraud, Secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale ; propos recueillis par Jérôme Longué)

