TBD
Conseil des droits de l'homme : la crise alimentaire au centre des débats
Le Conseil des droits de l'homme a tenu ce 22 mai à Genève, une session spéciale sur l'impact de la crise alimentaire mondiale. Intervenant à cette réunion, Louise Arbour, la Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, qui quitte ses fonctions le mois prochain, a plaidé en faveur d'une action collective pour aider à maitriser cette situation qui d'une façon ou d'une autre résulte des nombreuses inégalités entre pays. Elle a aussi évoqué les responsabilités collectives qui requièrent des mesures concertées de la part des Etats afin de rectifier les inégalités qui ont contribué à déclencher cette crise qui menace de perdurer.
De son coté, Olivier De Schutter, le nouveau Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l'alimentation, regrette que les initiatives prises jusqu'à présent pour contrer la crise n'aient été qu'humanitaires. Pour lui, l'agriculture doit être aidée dans les pays en développement et en particulier en Afrique subsaharienne. Le secteur privé ne suffira pas aux investissements qui sont requis. La communauté internationale doit prendre au sérieux les engagements qu'elle a pris de manière répétée de consacrer 0,7% de son produit intérieur brut (PIB) à l'aide au développement, et 0,15% aux pays les moins avancés.
(Extraits sonores: Louise Arbour, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme ; Olivier De Schutter, Rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à l'alimentation)

