TBD
Traite des êtres humains : Une épidémie mondiale que l'on doit combattre
L'Assemblée générale de l'ONU a tenu mardi un débat thématique sur la traite des êtres humains. Cette discussion a permis d'entendre des experts des formes modernes d'esclavage qui vont du trafic sexuel au travail forcé.
« La traite des êtres humains touche presque toutes les régions du monde et requiert, pour la combattre, des approches véritablement novatrices et collaboratives, » a affirmé le président de l'Assemblée générale, Srgjan Kerim lors du débat qui s'est ouvert à New York.Pour l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), la traite des personnes est une « épidémie mondiale » alors que 127 pays sont des sources de victimes de ce trafic et que 137 États sont des lieux de destination.
Un récent rapport de l'Organisation internationale du Travail (OIT) indique que les profits illicites réalisés chaque année par les travailleurs forcés, soit 32 milliards de dollars, sont bien plus importants que ce qui avait été imaginé jusque-là, faisant ainsi de la traite un crime très profitable et peu risqué.
Les trafiquants prospèrent le plus souvent dans les régions du monde où la misère laisse les gens vulnérables et susceptibles d'être exploités, signale un communiqué publié par le Haut Commissariat aux droits de l'homme.
Selon les estimations de l'Organisation international du Travail (OIT), 2,4 millions de personnes sont victimes de la traite des êtres humains dans le monde.
Parmi, les experts qui se sont exprimés devant l'Assemblée générale, Roger Plant, Chef du programme d'action spécial de l'Organisation internationale du travail pour combattre le travail forcé, a mis en garde contre l'ampleur d'un phénomène qui représente une grave menace pour les salariés, les organisations patronales et les gouvernements.
(Extrait sonore : Roger Plant, Chef du programme d'action spécial de l'Organisation internationale du travail pour combattre le travail forcé ; propos recueillis par Jérôme Longué)

