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La situation au Zimbabwe a encore occupé une large place dans les journaux du monde entier cette semaine...
De nombreux journaux y compris sud-africains comme le Pretoria News, Ban Ki-moon a réitéré devant la presse son appel alors que les ministres des affaires étrangères du G8, réunis au Japon, soulignaient eux aussi le manque de légitimité du scrutin.
Autre réaction forte, celle du Kenya nous dit le Mail and Guardian d'Afrique du Sud qui a déclaré qu'il ne reconnaîtrait pas la présidence illégitime de Mugabe et qui a qualifié l'élection d'illégale, d'illégitime et sans valeur. Le Financial Times insiste sur les conséquences économiques désastreuses de la soi-disante réélection du dictateur zimbabwéen mais aussi sur les implications sur la stabilité politique de l'Afrique. Sous le titre : l'Afrique hausse le ton contre Robert Mugabe, le Temps de Genève observe que sans être un lâchage, le soutien de l'Afrique à Robert Mugabe se lézarde chaque jour un peu plus. Enfin, esseulé, noyé dans cet océan de critiques l'Herald du Zimbabwe ironise sur l'échec de la tenue d'une réunion de la SADEC au Swaziland qui était censée augmenter la pression sur Harare pour ajourner les élections. Un échec imputable au boycott de l'Angola et de l'Afrique du Sud.Soudan :
L'actualité en Afrique c'est aussi le Soudan avec la réunion du Conseil de sécurité qui a permis d'entendre en milieu de semaine les deux Envoyés spéciaux de l'ONU et de l'Union africaine pour le Darfour. Le Los Angeles Times revient sur la déception affichée par Jan Eliasson après 18 mois de mandat et alors que les chances de paix s'éloignent. Le Wall Street Journal ouvre ses colonnes au Représentant spécial au Darfour, Rodolphe Adada qui met en avant le courage des forces de maintien de la paix qui risquent leur vie pour protéger des civils.
Région des Grands Lacs africains :
Certains médias reviennent sur la ratification par huit pays africains du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement. Une ratification dont l'ONU s'est également réjouie. Plus spécifiquement sur la RDC, à noter la suite de la saga juridique concernant Thomas Lubanga devant la Cour pénale internationale, avec l'appel du Procureur pour que la Cour suspende l'élargissement du chef de guerre. Le Soir de Bruxelles estime qu'une telle libération ferait perdre espoir à 30 000 enfants soldats du Congo de voir leur chefs répondre de leurs actes.
(Revue de la presse internationale préparée et présentée par Jérôme Longué)

