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 20 Octobre 2008
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Iran : droits de l'homme dans le rouge

Dans son rapport sur les droits de l'homme en Iran, Ban Ki-moon, encourage le gouvernement à continuer de réviser ses lois nationales, en particulier le nouveau code pénal et les lois relatives à la justice pour mineurs, afin de les mettre en conformité avec les normes internationales et de prévenir la discrimination à l'égard des femmes, des minorités ethniques et religieuses et d'autres groupes minoritaires.

Le rapport de Ban Ki moon sur les droits de l'homme en Iran se base sur la Constitution iranienne de 1979, qui garantit une vaste gamme de droits de l'homme et de libertés fondamentales. Sur cette base là Ban Ki-moon s'interroge pourquoi dans la pratique, un certain nombre d'obstacles sérieux entravent la pleine protection des droits de l'homme et le fonctionnement indépendant des différentes institutions de l'État? Par exemple, un code pénal révisé, élaboré en janvier 2008 et examiné au Parlement, contient certaines dispositions qui seraient incompatibles avec les normes internationales, à l'instar d'un article sur l'apostasie, qui rendrait la peine de mort obligatoire pour toute conversion d'un musulman à une autre religion. L'âge de la responsabilité pénale en droit iranien continue d'être fixé à 14 ans et 7 mois pour les garçons et 8 ans et 9 mois pour les filles, ce qui est un âge non seulement discriminatoire mais également inférieur aux normes mondiales. Ban Ki-moon rapporte que la peine de mort a continué d'être largement appliquée, y compris pour des mineurs. Il y a eu plusieurs cas de lapidation et d'exécution publique, malgré les mesures prises par les autorités pour limiter ces pratiques. Aussi la peine de mort est appliquée pour certains crimes tels que l'adultère, l'inceste, le viol, la consommation d'alcool à la troisième récidive, la sodomie, les rapports sexuels entre hommes sans pénétration à la quatrième récidive, le lesbianisme à la quatrième récidive et les fausses accusations d'adultère ou de sodomie à la quatrième récidive.

(Mise en perspective de Maha Fayek)