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 24 Novembre 2008
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Convention d'Ottawa sur les mines : Derniers délais pour les retardataires

La neuvième Conférence des Etats parties à la Convention sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction, à ouvert ses portes aujourd'hui à Genève. Cette conférence entend fixer cette semaine de nouveaux délais définitifs pour les Etats n'ayant pas tenu leurs engagements, ainsi que l'instauration de contrôles étroits sur l'application du traité.

À l'ouverture de la Conférence, la responsable du Département fédéral des affaires étrangères de la Suisse a demandé aux Etats d'honorer leurs engagements pour parvenir à un monde sans mines. Selon Micheline Calmy-Rey, les Etats doivent respecter leurs engagements. Il en va de la crédibilité de la Convention, a déclaré la Conseillère fédérale suisse qui a aussi exhorté les trois pays qui n'ont pas détruit leurs stocks dans les délais de prendre les actions urgentes qui s'imposent et appelé tous les Etats qui n'ont pas ratifié la Convention à rejoindre le processus d'Ottawa.

La Grèce, la Turquie et le Bélarus n'ont pas détruit leurs stocks dans les délais impartis par la Convention sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction. Les 15 pays qui n'ont pas pu déminer leur territoire dans le délai de dix ans prévu sont la Bosnie, le Tchad, la Croatie, le Danemark, l'Equateur, la Jordanie, le Mozambique, le Nicaragua, le Pérou, le Sénégal, la Thaïlande, le Royaume-Uni, le Venezuela, le Yémen et le Zimbabwe.

De ce fait, la Vice-Présidente du Comité international de la Croix-Rouge, a au cours d'une conférence de presse, indiqué que cette Convention rentre dans une situation critique. Christine Beerli, estime que même si les progrès accomplis sont impressionnants, les Etats doivent tenir les promesses qu'ils ont faites aux victimes des mines terrestres en poursuivant leurs efforts en vue de leur élimination et en allouant davantage de ressources aux programmes de soins, de santé, et d'assistance aux victimes.

Christine Beerli a exhorté les Etats à maintenir la crédibilité du traité en respectant les délais prévus pour la destruction des stocks de mines et le déminage sur le terrain.

Selon les termes de la Convention d'Ottawa de 1997 sur l'interdiction des mines anti-personnel, les Etats parties doivent débarrasser leur territoire des mines et détruire leurs stocks de ces armes dans un délai de dix ans après leur adhésion.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo, avec un Extrait sonore de Christine Beerli, Vice-Présidente du Comité international de la Croix-Rouge)