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Conseil de sécurité : divisions sur l'interception d'un bateau libyen par Israël en route pour Gaza
Après l'interception par Israël d'un bateau libyen en route pour la Bande de Gaza et sa contrainte à deux reprises par la marine israélienne à rebrousser chemin... La Lybie qui compte parmi les membres non permanents du Conseil de sécurité, a demandé au Conseil de convoquer une réunion urgente... Réunion à laquelle Israël et la Libye ont échangés les mots les plus durs...
Pour les libyens Le cargo, chargé d'aide humanitaire, a été intercepté au large de Gaza par des bâtiments israéliens qui l'ont sommé à deux reprises de rebrousser chemin, cela constitue un acte de piraterie maritime estime la Libye qui accuse Israël d'enfreindre les lois et règlements internationaux concernant la libre circulation de l'aide humanitaire et le droit à la libre navigation maritime... Cette mesure ne peut refléter que le vrai visage criminel de l'occupant israélien, selon l »ambassadeur de Libye à l'ONU. Israël revoit quant à lui la balle à la Jamahiriya libyenne, un pays ennemi, qui ne reconnaît même pas l'existence de l'État hébreu et refuse d'admettre la réalité du terrain, à savoir que les eaux régionales gazaoui sont contrôlées par la marine israélienne... Aussi la Libye est accusée d'avoir refusé de passer par les carneaux officiels de livraison de l'aide humanitaire, les agences de l'ONU, la ligue arabe... Une thèse que soutient le Royaume au vu de l'exceptionnalité de la situation sur le terrain. Le Royaume Uni qui reconnaît toutefois que la situation est intenable pour les gazaoui sur le terrain... Mais les mots les plus durs émanent sans surprise du fidèle et inconditionnel allié d'Israël, les Etats-Unis... Le qualificatif le moins dur que relâche l'ambassadeur américain à l'égard de la Libye est naïveté et plus dur se montre le même ambassadeur lorsqu'il parle de provocation, d'auto propagande et d'irresponsabilité du gouvernement libyen et de sa méconnaissance des lois de navigation... Si La Libye voulait vraiment aider, elle aurait dû passer par les carneaux officiels de livraison d'aide martèle l'ambassadeur américain, qui fustige le Hamas en lui renvoyant la responsabilité de tous les maux de Gaza, avant de terminer en précisant à l'endroit de la Libye que la charte des Nations Unies ne protège pas la bêtise des États... Mais à l'exception de la position hostile et réductrice de l'initiative libyenne des deux inséparables alliés Israël et les États-Unis, la majorité des membres du conseil de l'ONU regrette amèrement que le siège de Gaza ait encore et une fois de plus empêché l'accès de l'aide humanitaire à Gaza... somme Israël d'assumer ses responsabilités en tant que puissance occupante et d'assurer l'accès de l'aide humanitaire aux populations de Gaza de façon continue et permanente. Certains États membres du Conseil ont réclamé que soit mis fin aux punitions collectives d'un million et demi de Gazaoui et l'Afrique du sud estime que la seule solution acceptable est que soit mis fin à une occupation totalement illégale de la Palestine, ainsi l'a-t-elle nommée. L'acte de piraterais maritime n'a pas été cependant reconnu par le Conseil vu qu'il n y ait eu aucune offensive ou action violente et aucune déclaration commune n'a émané du Conseil à l'issue de sa réunion en raison de la division de ses membres.Le Al-Marwa était le premier bateau d'un pays arabe à se diriger vers Gaza pour tenter de briser le blocus israélien imposé au territoire contrôlé par les islamistes du Hamas. Des embarcations privées transportant des militants pro-palestiniens étrangers avaient fait le voyage ces derniers mois mais la marine israélienne les avaient laissé passer.
Le bateau libyen transportait 500 tonnes d'huile, 750 tonnes de lait, 1.200 tonnes de riz, 500 tonnes de farine de blé et 100 tonnes de médicaments, selon le Fonds libyen d'aide et de développement en Afrique, qui a affrété le navire.
(Mise en perspective de Maha Fayek)


