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Déclaration universelle des droits de l'homme, Zimbabwe et RDC
Célébration des 60 ans de la Déclaration universelle des droits de l'homme:
La communauté internationale a célébré le 10 décembre le 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Mais quel Etat du monde peut se vanter aujourd'hui d'en tenir compte dans sa politique étrangère ? S'interroge Le Potentiel, quotidien de Kinshasa. Horizons d'Alger constate pour sa part que l'espoir suscité par la proclamation de la Déclaration universelle des droits de l'homme n'a pas pour autant empêché le déroulement de conflits meurtriers à travers le monde. La Tribune de Genève écrit de son côté que l'action doit suivre la Déclaration. Combien de pays en guerre, combien de personnes déplacées, torturées ou persécutées pour leurs idées ou tout simplement par le fait d'être nées au mauvais endroit, au mauvais moment? Autant d'interrogations qui amènent le journal à conclure que la planète est en danger. Ici on assassine, là on viole, on mutile ou on prive des droits les plus élémentaires.
Zimbabwe : condamnation du régime du Président Robert Mugabe:
A l'occasion des 60 ans de la Déclaration universelle, des condamnations du régime de Robert Mugabe ont fusées d'un peu partout dans le monde, à l'exception bien sur de l'Union africaine, écrit Gulf Times du Qatar. Pendant ce temps les autorités du Zimbabwe se prélassent et déclarent à propos de la grave épidémie de choléra que la situation est sous contrôle. The Age de Melbourne affirme de son côté que le choléra a déjà tué environ 700 personnes au Zimbabwe, que 60 000 autres sont infectées par cette maladie et que 6 millions de Zimbabwéens ont cruellement besoin d'aide alimentaire. Ces derniers jours, le Président Robert Mugabe, 84 ans dont vingt-huit au pouvoir, a essuyé un nombre croissant de critiques, rapporte Le Monde. Plusieurs pays, dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, ont réclamé son départ. L'Union européenne a renforcé ses sanctions à l'encontre des proches du chef de l'Etat, mais la plupart des pays africains sont restés silencieux.
République démocratique du Congo : la guerre à l'Est fait de très nombreuses victimes:
Selon The New York Times 150 personnes ont été récemment froidement assassinées par les rebelles à Kiwanja, dans la province du Nord-Kivu. Le journal révèle que cette tuerie a eu lieu à proximité d'un campement abritant plus de 100 casques bleus de l'ONU. Le massacre de Kiwanja est selon le journal, l'illustration de l'échec de la plus importante opération de maintien de la paix qui a pourtant comme mandat de protéger les Congolais contre ce genre d'atrocités.
RDC toujours avec le Financial Times selon lequel les discussions de Nairobi entre le Gouvernement congolais et les rebelles du CNDP pour la paix à l'Est du pays ont été suspendues. L'envoyé Spécial de l'ONU, Olusegun Obasanjo, explique, selon le journal, que cette suspension est due au fait que la délégation de l'ex Général Laurent Nkunda n'avait pas de pouvoirs suffisants pour prendre des décisions sans se référer à son chef.
Sous le titre « Un autre holocauste en Afrique », Newsweek indique qu'une fois encore la guerre a poussé une nation africaine au bord du gouffre. Le journal revient sur l'historique des événements tragiques en RDC. Le pays est déchiré par la guerre civile depuis 12 ans au cours desquels 5 millions de Congolais ont péri. 1,5 millions d'autres ont été déplacées suite aux affrontements armés, précise le journal.
(Revue hebdomadaire de la presse internationale préparée et présentée par Jean-Pierre Amisi Ramazani)


