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 7 Janvier 2009
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Gaza : le Conseil de sécurité pour un cessez-le-feu immédiat

Le Conseil de sécurité a tenu mardi et mercredi une réunion marathon sur la situation au Moyen-Orient. Un débat organisé sous la présidence de la France, qui vise à examiner les voies et moyens de mettre un terme au conflit qui ensanglante depuis une douzaine de jours la Bande de Gaza. De nombreux ministres de pays arabes et occidentaux ont fait le déplacement ainsi que le Président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, dans le but de parvenir à un cessez-le feu.

Premier orateur, Bernard Kouchner, le Ministre des affaires étrangères de la France, qui préside en janvier le Conseil de sécurité, a souligné que face à la gravité de la situation et à la tragédie qui frappe la bande de Gaza, son pays avait décidé de tout faire pour que la violence cesse. Il a informé le Conseil qu'après deux jours au Moyen-Orient, le Président Nicolas Sarkozy avait obtenu qu'une négociation s'amorce en vue d'un cessez-le-feu permanent entre Israël et le Hamas, précisant que cette avancée était basée sur le plan de paix proposé par le Président égyptien.

De son côté, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a déploré que les opérations militaires israéliennes aient causé la mort de plusieurs Palestiniens et fait de nombreux blessés parmi la population civile. Il a indiqué que lors de sa rencontre ce mardi à Washington avec le Président George W Bush, il avait souligné l'importance d'agir rapidement. Il a appelé de nouveau à un cessez-le-feu immédiat. Le Secrétaire général a déclaré avoir l'intention de se rendre la semaine prochaine en Israël, dans le territoire palestinien occupé et dans les capitales de la région.

Pour sa part, Mahmoud Abbas, le Président de l'Autorité palestinienne a fait valoir que la tragédie de Gaza est le signe du manque profond de respect par Israël des droits les plus fondamentaux. Selon lui, l'expérience des décennies passées a prouvé qu'une agression militaire, aussi massive soit-elle, ne peut apporter de solution viable à un conflit. Continuer à faire souffrir notre peuple par le biais de tueries et de destructions, ne fera pas fléchir ce peuple. Le peuple n'acceptera pas moins que la justice et la liberté, comme tout autre peuple, a-t-il ajouté. Le Président de l'Autorité palestinienne a exhorté les quinze à adopter une résolution qui, en plus de mettre fin aux attaques à Gaza, inclurait la création d'un État palestinien et la libération des prisonniers.

Intervenant à son tour, Gabriela Shalev, la Représentante permanente d'Israël auprès des Nations Unies a justifié l'offensive dans la bande de Gaza, comme une réponse à la menace terroriste que représente le Hamas pour l'État hébreu. Le Hamas qui n'a pas hésité durant la trêve à tirer des engins explosifs en direction de Sderot menaçant gravement la sécurité du peuple israélien, a déclaré la diplomate.

Le Conseil de sécurité, après avoir entendu une vingtaine d'orateurs mardi soir, a repris et conclu mercredi, en début d'après-midi, son débat-marathon.

(Mise en perspective par Jérôme Longué avec des extraits sonores de Bernard Kouchner, Ministre français des affaires étrangères ; Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations Unies ; Mahmoud Abbas, Président de l'Autorité palestinienne ; et Gabriela Shalev, Représentante permanente d'Israël auprès des Nations Unies)