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 28 Novembre 2008

Conseil des droits de l'homme : solidarité avec le peuple congolais mais encore…

Le Conseil des droits de l'homme a tenu, vendredi après-midi, l'unique séance de sa huitième session extraordinaire, convoquée par la France avec l'appui de quinze autres membres du Conseil et consacrée à la situation des droits de l'homme dans l'est de la République démocratique du Congo.

À l'issue de cette session extraordinaire, la Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, a estimé que cette session spéciale est l'occasion de faire savoir au peuple congolais que la communauté internationale est consciente de l'épreuve terrible qu'il traverse. Cette session rappelle l'engagement du Conseil aux côtés de la communauté internationale dans ses efforts pour mettre un terme à un conflit et à des souffrances qui durent depuis plusieurs années. Mais, selon Navi Pillay, la démarche engagée vendredi n'est pas suffisante, car l'incapacité à traiter la cause profonde du conflit risque d'entraîner un nouveau déchaînement de violence en RDC et dans toute la région des Grands Lacs.

Depuis la reprise des combats au Nord Kivu en août dernier, le Haut Commissariat des droits de l'homme constate une détérioration régulière de la situation des droits humains sur le terrain : exécutions sommaires, enlèvements, pillages à grande échelle commis quotidiennement par les belligérants. Dans ces conditions, Navi Pillay est d'avis que les cycles périodiques de destructions et de meurtres qui affectent la République démocratique du Congo ne cesseront tant que les auteurs des violations des droits de l'homme ne sont pas traduits en justice ou que le problème de l'exploitation illégale des ressources naturelles ne soit traité et résolu une fois pour toutes.

Intervenant à titre de pays concerné, le Représentant de la République démocratique du Congo a indiqué que sa délégation assiste à la présente session avec une certaine frustration, ayant demandé qu'elle se déroule à une date ultérieure. Cette précipitation a entraîné, selon Sébastien Mutomb Mujing, une préparation insuffisante de la part de certaines délégations, y compris des difficultés de visa avec les autorités suisses, a -t-il déploré. De ce fait, deux ministres de la République démocratique du Congo n'ont pu assister à la session extraordinaire.

La délégation de la République démocratique du Congo estime que la population a besoin avant tout de la paix. Pour le Représentant de la RDC, il faut donc dire aux États et aux multinationales qui soutiennent la rébellion de cesser leur commerce morbide visant à la partition de la République démocratique du Congo.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo, avec des extraits sonore de Navanethem Pillay, Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme; et de Sébastien Mutomb Mujing, Conseiller à la Mission permanente de la République démocratique du Congo auprès de l'Office des Nations Unies à Genève)