20 Novembre 2008
TBD
Darfour : la CPI a des preuves contre des rebelles ayant attaqué des soldats de la paix en 2007
20/11/2008
Le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a présenté jeudi aux juges de la CPI des éléments de preuve contre des commandants rebelles pour leur responsabilité présumée dans des crimes commis le 29 septembre 2007 au Darfour à l'encontre des soldats du maintien de la paix de l'Union africaine.
Il s'agit de l'attaque la plus importante parmi celles menées contre des soldats du maintien de la paix. Un millier de soldats menés par des rebelles ont encerclé et attaqué le camp de Haskanita au Darfour-Nord, où 12 soldats du maintien de la paix ont été tués et 8 autres blessés. De tels actes constituent des crimes de guerre selon le Statut de Rome de la Cour pénale internationale.
Au regard des éléments de preuve recueillis dans la cadre de la troisième enquête au Darfour, l'Accusation a conclu qu'il y a des motifs raisonnables de croire que ces commandants rebelles portent la responsabilité pénale de trois chefs d'accusation de crimes de guerre présumés, à savoir le meurtre, des attaques dirigées intentionnellement contre le personnel ou des biens employés dans le cadre d'une mission de maintien de la paix et le pillage.
« Ils ont organisé l'offensive, mené leurs troupes et dirigé l'attaque au cours de laquelle 12 soldats du maintien de la paix ont perdu la vie et 8 autres ont été blessés. L'attaque a complètement détruit les locaux et les biens de la Mission de l'Union africaine au Soudan (MUAS) avec des répercussions directes sur l'aide apportée aux millions de personnes ayant besoin de protection au Darfour et sur leur sécurité », a affirmé le Procureur. « Personne n'est au-dessus de la loi », a fait remarquer Luis Moreno-Ocampo.
(Mise en perspective : Jérôme Longué)
Il s'agit de l'attaque la plus importante parmi celles menées contre des soldats du maintien de la paix. Un millier de soldats menés par des rebelles ont encerclé et attaqué le camp de Haskanita au Darfour-Nord, où 12 soldats du maintien de la paix ont été tués et 8 autres blessés. De tels actes constituent des crimes de guerre selon le Statut de Rome de la Cour pénale internationale.
Au regard des éléments de preuve recueillis dans la cadre de la troisième enquête au Darfour, l'Accusation a conclu qu'il y a des motifs raisonnables de croire que ces commandants rebelles portent la responsabilité pénale de trois chefs d'accusation de crimes de guerre présumés, à savoir le meurtre, des attaques dirigées intentionnellement contre le personnel ou des biens employés dans le cadre d'une mission de maintien de la paix et le pillage.
« Ils ont organisé l'offensive, mené leurs troupes et dirigé l'attaque au cours de laquelle 12 soldats du maintien de la paix ont perdu la vie et 8 autres ont été blessés. L'attaque a complètement détruit les locaux et les biens de la Mission de l'Union africaine au Soudan (MUAS) avec des répercussions directes sur l'aide apportée aux millions de personnes ayant besoin de protection au Darfour et sur leur sécurité », a affirmé le Procureur. « Personne n'est au-dessus de la loi », a fait remarquer Luis Moreno-Ocampo.
(Mise en perspective : Jérôme Longué)


