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 14 Novembre 2008

Ban Ki-moon : la crise financière ne doit pas devenir une crise humaine

Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a déclaré vendredi soir à Washington que sa plus grande préoccupation est que la crise financière d'aujourd'hui ne se transforme demain en crise humaine. Un risque qui selon le diplomate sud-coréen doit être écarté car il pourrait sinon entraîner la communauté internationale à négliger d'autres questions essentielles telles que l'extrême pauvreté, la crise alimentaire et le changement climatique.

S'exprimant lors du dîner du Sommet du G-20 réuni à l'initiative du Président américain George W. Bush, le Secrétaire général de l'ONU a dégagé quatre priorités. D'abord, il faut élaborer un véritable paquet de mesures globales visant à stimuler toute l'économie mondiale. Il a fait remarquer à cet effet que tous les projets susceptible de favoriser la croissance mondiale en 2009 viendront d'économies émergentes ou en développement. Il a aussi insisté sur l'économie verte en invitant à investir dans la lutte contre le changement climatique. La deuxième priorité à trait selon lui à la nécessité de voir les mesures d'aide ne pas s'arrêter aux frontières des pays riches. En clair tous les pays doivent disposer de liquidités et avoir accès aux lignes de crédit et de financement du commerce. Troisième priorité : respecter les engagements pris notamment à travers les Objectifs du Millénaire pour le développement. Pour Ban Ki-moon, c'est non seulement un impératif moral, mais aussi une nécessité économique. Enfin quatrième et dernier point : la réforme financière doit être inclusive. Ce qui suppose d'élaborer un nouveau multilatéralisme, équitable, flexible et réceptif, regroupant les leaders des quatre coins du monde.

A l'évidence, pour le Secrétaire général, les prochains mois seront cruciaux, jalonnés des grands rendez-vous que sont la Conférence de Doha sur le financement du développement et celle de Copenhague sur le changement climatique. Autant de questions qui sont reliées entre elles. Aussi nous devons trouver des solutions pour chacune d'entre elles qui soient des solutions pour toutes, a-t-il conclu.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)