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Droits de l'homme : Vitit Muntarbhorn déplore les violations en Corée du Nord
Le Conseil des droits de l'homme a examiné le 15 mars à Genève, la situation des droits de l'homme en République populaire démocratique de Corée.
Présentant son rapport, l'Expert de l'ONU sur la situation des droits de l'homme en Corée du Nord note que les violations commises par les autorités contre la population y sont patentes. Selon Vitit Muntarbhorn, la nature antidémocratique des autorités a créé un État de peur pour les masses qui ne font pas partie de l'élite.
En ce qui concerne le droit à l'alimentation, l'Expert de l'ONU note que la pénurie alimentaire et les privations sont monnaie courante. S'agissant de l'éducation et des soins de santé, un déclin des infrastructures a été constaté. Les hôpitaux manquent de médicaments et d'électricité. Les écoles n'ont pas assez de livres, ni d'électricité. Face à cette situation, le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en République populaire démocratique de Corée avance des pistes pour s'atteler aux questions de l'impunité et de la responsabilité pour les violations des droits de l'homme dans ce pays. Selon Vitit Muntarbhorn, il existe différents moyens d'engager la responsabilité du pouvoir au plan international, qui reste difficile au niveau national. Le Conseil de sécurité, par exemple, pourrait se saisir directement de cette question et établir une commission d'enquête pour crimes contre l'humanité. La Cour pénale internationale (CPI) pourrait être saisie, a-t-il ajouté, précisant que l'article 13 du Statut de Rome autorise la Cour à exercer sa juridiction dans certaines conditions. En attendant, l'Expert de l'ONU préconise de garantir l'accès à l'alimentation et aux autres soins de santé de base pour toute la population; d'adopter un moratoire sur la peine capitale; et de garantir la sécurité personnelle en mettant un terme au système de surveillance et de renseignements.
Mais le Représentant de la République démocratique populaire de Corée déclare toutefois que le rapport de Vitit Muntarbhorn, est le prix d'une confrontation politique qui existe en raison d'une conspiration des États-Unis, du Japon et de l'Union européenne pour éliminer le système social de la République démocratique populaire de Corée. Dans ces conditions, Choe Myong Nam plaide pour la suppression du mandat de Rapporteur spécial sur la République démocratique populaire de Corée.
(Mise en perspective : Alpha Diallo, avec un extrait sonore de Vitit Muntarbhorn, Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en République populaire démocratique de Corée)

