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 26 Février 2010
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Cisjordanie : pas de répit pour les Palestiniens

Les restrictions imposées par Israël, notamment les mesures officiellement destinées à protéger les colonies, continuent à peser lourdement sur le quotidien de nombreux Palestiniens vivant en Cisjordanie occupée, indique le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Alors que l'économie montre des signes de croissance et que certaines restrictions de mouvement ont été levées, il est quasiment impossible, pour beaucoup de Palestiniens de Cisjordanie, de mener une vie normale.

« Le CICR a demandé à de nombreuses reprises que des mesures soient prises pour permettre aux Palestiniens de vivre dans la dignité », a déclaré Béatrice Megevand-Roggo, chef des opérations du CICR pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. « Nous appelons une nouvelle fois Israël à faire davantage pour protéger les Palestiniens de Cisjordanie contre la violence des colons, sauvegarder leurs terres et leurs cultures, permettre aux familles de réparer leurs maisons et garantir à tous les Palestiniens l'accès sans entrave aux écoles et aux hôpitaux. »

Pendant des décennies, les restrictions liées aux colonies, qui sont illégales en droit international humanitaire, ont fait perdre des terres et des revenus aux agriculteurs palestiniens. Malgré l'amélioration récente de la situation économique, on estime que 50 % de la population de Cisjordanie vit dans la pauvreté. Les Palestiniens des régions sous contrôle israélien complet, civil et militaire (connues sous le nom de zone C) - qui représentent plus de 50 % du territoire - sont particulièrement touchés.

Outre la barrière de Cisjordanie, postes de contrôle, barrages routiers et monticules de terre sont autant d'obstacles quotidiens pour nombre de Palestiniens, dont certains ne peuvent souvent pas atteindre un hôpital ou rendre visite à leurs proches. La barrière de Cisjordanie, dans la mesure où son tracé s'écarte de la ligne d'armistice de 1949, ou « Ligne verte », pour pénétrer à l'intérieur du territoire occupé, est contraire au droit international humanitaire. De plus, selon la IVème Convention de Genève, la confiscation de terres aux fins de la construction ou de l'expansion d'implantations est interdite.

(Interview: Dorothea Krimitsas, porte-parole du CICR ; propos recueillis par Alpha Diallo)