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Peine de mort : trois jours pour débattre de l'abolition
Pendant trois journées, le mouvement abolitionniste va repenser sa stratégie à travers des tables rondes sur l'argumentaire des abolitionnistes, la question de l'accès à de bons avocats de la défense, la discrimination raciale et sociale dans l'application de la peine de mort.
Au micro de la Radio des Nations Unies, le Coordinateur général du 4e congrès mondial contre la peine de mort justifie le choix de Genève, ville européenne, pour accueillir ce congrès alors que certains pensent que le combat gagnerait à être mené aux Etats-Unis, en Asie ou au Moyen-Orient où la pratique de la peine de mort reste importante. Selon Arnaud Gaillard, « Genève est le lieu idéal pour fédérer le combat contre la peine de mort. C'est tout un symbole que de pouvoir se réunir dans la capitale des droits de l'homme et où siègent de grandes organisations internationales ».
Comme pour appeler au renforcement de la mobilisation internationale contre la peine de mort, Arnaud Gaillard dénonce les exécutions en Chine, en Iran et aux Etats-Unis, tout en ajoutant que plus de 90% des exécutions ont lieu outre dans ces trois pays pré cités, mais aussi en Arabie saoudite et au Pakistan.
Le Coordinateur général du 4e congrès mondial contre la peine de mort garde tout de même espoir. « Quand on se retourne en arrière et qu'on regarde le chemin parcouru en vingt-cinq ans, oui! Poursuivre l'avancée, c'est la raison d'être du mouvement abolitionniste international et de ce congrès », note-t-il.
A Genève, le défi consiste à fédérer toutes ces forces pour avancer un peu plus vers l'abolitionnisme universel.
(Extrait sonore : Arnaud Gaillard, Coordinateur général du 4e congrès mondial contre la peine de mort ; propos recueillis par Alpha Diallo)


