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Michèle Montas : les besoins sont énormes
Plusieurs centaines de manifestants ont défilé mercredi dans les rues de Port-au-Prince, en réclamant au gouvernement travail et nourriture, tandis que le climat se dégradait en termes de sécurité.
Quelque 300 personnes se sont rassemblées devant la mairie de Pétion-Ville, au sud-est de la capitale haïtienne, près de la place Saint-Pierre, où plusieurs milliers de victimes du séisme ont établi un camp de fortune. Alors que les chiffres et les promesses d'aide grimpent, deux milliards de dollars promis pour la reconstruction, l'appel humanitaire de 670 millions de dollars financé a 83%; l'image de Port au Prince est toujours apocalyptique.
Maha Fayek a recueilli le témoignage de terrain de Michèle Montas. L'ancienne Porte-parole de Ban Ki moon, récemment nommée Conseillère spéciale d'Edmond Mulet à Port au Prince, s'est exprimée au micro de la Radio des Nations Unies 23 jours, jour pour jour après le séisme du 12 janvier...
Michèle Montas décrit une capitale apocalyptique, ou tout se passe et se vit dans la rue... Un million de personnes sinistrées par le séisme du 12 janvier y ont élu domicile. Ils se servent de tout, d'un drap une couverture, de quelques bouts de bois ou da carton pour ériger un toit de fortune. Même si la distribution d'eau et de nourriture se fait de façon plus régulière dans 16 points de distribution, les besoins sont énormes en eau, en nourriture, en soins de santé primaire. Le logement de centaines de milliers de sans abris demeure un problème central. Michèle Montas explique pourquoi la Coordination humanitaire se fait difficilement dans un pays ou tout est à reconstruire, ou l'aide d'urgence doit être programmée en étroite coordination avec plus de 900 ONG opérant sur le terrain et ou le Port et l'aéroport sont submergés...
Sur une note plus personnelle, elle explique pourquoi elle a accueilli favorablement l'offre de Ban Ki moon : "je suis revenu travailler pour les Nations Unies, car je ne pouvais me tenir à l'écart et parce que mon pays a besoin de moi. Je connais le terrain, je connais les besoins et je souhaite apporter ma pierre à la reconstruction d'Haïti"
(Extrait sonore de Michèle Montas au micro de Maha Fayek. Suivez également la version intégrale de l'interview dans notre rubrique Info Plus)


