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« Travail contre rémunération » en Haïti : explications d'Elisabeth Diaz du PNUD
Devant la catastrophe humanitaire, conséquence du tremblement de terre qui a fait des ravages en Haïti, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) s'est lancé à son tour cette semaine dans la course pour sauver la population, stimuler l'économie locale et aider au rétablissement des capacités du gouvernement haïtien, à travers une initiative originale appelée « travail contre rémunération ».
Le PNUD a commencé à employer près de 400 Haïtiens dans le cadre de son programme « travail contre rémunération » pour stimuler l'économie locale et accélérer la livraison de l'aide humanitaire. D'ici la fin de la semaine, le programme sera élargi pour englober 700 personnes supplémentaires qui travailleront à dégager les débris et à rétablir l'infrastructure sociale de base, comme les réparations des rues et des réseaux électriques.
Le PNUD a déjà alloué à ce programme 5 millions de dollars sur les 35,6 millions qu'il avait demandés dans l'appel d'urgence de 600 millions de dollars lancé le 15 janvier par les Nations Unies. Le PNUD qui rémunère à hauteur de 5 dollars par personne et par jour les Haïtiens mobilisés dans ce travail humanitaire, a besoin du soutien des donateurs pour aider les gens à retourner au travail sans attendre. Cela permettra d'accélérer le relèvement rapide et d'ouvrir la voie aux travaux de reconstruction à plus long terme.
En tant que coordonnateur de l'équipe de relèvement rapide de l'ONU, le PNUD travaille également avec le Gouvernement haïtien et autres partenaires à mesurer l'ampleur des dégâts et des besoins, à formuler des plans pour la reconstruction, et à prévoir ses interventions immédiates.
La première phase du programme « travail contre rémunération » a été lancée au Carrefour-Feuilles, un quartier au sud de Port-au-Prince. Des programmes analogues démarreront prochainement dans d'autres endroits frappés par le tremblement de terre, notamment Léogane et Jacmel. Une fois lancé à fond, le programme emploiera 220000 personnes, faisant profiter indirectement un million d'Haïtiens.
(Extraits sonores : Elisabeth Diaz, spécialiste en relations extérieures au bureau des crises du PNUD ; propos recueillis par Jean-Pierre Amisi Ramazani)

