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Maintien de la paix : transition et sortie au cœur du débat au Conseil de sécurité
Un grand débat sur les stratégies de transition et de sortie des opérations de maintien de la paix des Nations Unies a eu lieu ce 12 février au Conseil de sécurité en présence de Ban Ki-moon, le Secrétaire général de l'ONU.
Plusieurs personnalités ont pris la parole au cours de cette réunion présidée par l'Ambassadeur Gérard Araud, le Représentant permanent de la France auprès de l'ONU. Il s'agit entre autres du Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix et des chefs des missions de paix de l'ONU en République démocratique du Congo, au Liberia et en Sierra Leone.La lettre qui a été à la base de la convocation de cette réunion émane de la France. Elle indique qu'au cours des 15 derniers mois, le Conseil de sécurité s'est employé avec une énergie considérable à promouvoir parallèlement le maintien de la paix et la consolidation de la paix. Des avancées ont été faites dans chacun de ces domaines. Cette lettre demande que le Conseil de sécurité se penche désormais sur la question essentielle de la transition, qui lie ces deux éléments.
Ban Ki-moon qui était le Premier à prendre la parole au cours de ce débat a évoqué la grande différence, selon lui, entre le démarrage d'une opération de maintien de la paix et son retrait. Selon lui, des étapes doivent être franchies et la voie à suivre est pavée de difficultés et de dangers, de revers et d'écueils. Ban Ki-moon.
Pour Alain Le Roy, l'adjoint de Ban Ki-moon aux opérations de maintien de la paix, cette discussion tombe à point nommé étant donné que la Communauté internationale a fait face au cours de ces dernières années à des difficultés répétées de déploiement et de mise en route des opérations de maintien de la paix.
Venu justement du terrain, Alan Doss, le Représentant Spécial du Secrétaire général en RDC et Chef de la Mission de l'ONU dans ce pays, a indiqué au Conseil qu'il est particulièrement important qu'une mission de maintien de la paix soit mandatée à protéger les civils comme c'est le cas avec la MONUC. Il a reconnu que la MONUC ne pouvait pas être partout sur le territoire de la RDC. Mais des innovations sont en cours pour utiliser rationnellement les ressources dans des régions ou les populations sont le plus menacées par les conflits.
La question du maintien de la paix au Moyen-Orient a aussi été soulevée par le Représentant du Liban au Conseil de sécurité. Le succès des missions de maintien de la paix, leur transition et stratégie de retrait nécessitent, selon lui, un partenariat entre le Conseil de sécurité, le Secrétariat de l'ONU, les pays contributeurs des troupes et les pays hôtes. Il a évoqué la présence de la FINUL, la Force intérimaire des Nations Unies dans son pays. Concernant les ressources humaines et financières, le Représentant du Liban a indiqué que les opérations de maintien de la paix ont connu un pic historique ces dernières années avec un effectif de 96 000 hommes et femmes en uniforme déployés dans 15 missions de maintien de la paix de l'ONU avec un budget, selon lui, sans précédant de 7,8 milliards de dollars.
(Extraits sonores : Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies ; Alain Le Roy, Secrétaire général adjoint de l'ONU aux opérations de maintien de la paix ; le Représentant du Liban au Conseil de sécurité ; mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

