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VIH : améliorer la santé et réduire le nombre d'infections
A la veille de la Journée mondiale du sida, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) formule de nouvelles recommandations dans le cadre de la lutte contre le VIH sur le traitement, la prévention et l'alimentation du nourrisson, en se fondant sur les dernières données scientifiques disponibles.
On estime à 33,4 millions le nombre de personnes vivant avec le VIH/sida et à 2,7 millions celui des nouvelles infections annuelles. Le VIH/sida est la première cause de mortalité dans le monde chez les femmes en âge de procréer.
L'OMS recommande aux pays de mettre progressivement fin à l'utilisation de la stavudine, ou d4T, en raison des effets secondaires irréversibles à long terme de ce produit. La stavudine est encore largement utilisée dans le traitement de première intention dans les pays en développement car il s'agit d'un produit peu coûteux et largement disponible. On recommande la zidovudine (AZT) ou le ténofovir (TDF), moins toxiques et tout aussi efficaces.
Les recommandations de 2009 envisagent un rôle accru pour la surveillance au laboratoire en vue d'améliorer la qualité du traitement et des soins. On préconise notamment un meilleur accès à la numération des CD4 et, le cas échéant, à la surveillance de la charge virale. Mais l'accès au traitement antirétroviral ne doit pas être refusé si ces tests de surveillance ne sont pas disponibles.
Par ailleurs, l'OMS recommande désormais de poursuivre l'allaitement jusqu'à l'âge d'un an, à condition que la mère VIH-positive ou l'enfant prenne des ARV pendant cette période, ce qui réduira le risque de transmission et améliorera les chances de survie de l'enfant.
(Interview : Dr Teguest Guerma, Directrice intérimaire du département SIDA à l'Organisation mondiale de la santé ; propos recueillis par Alpha Diallo)


