TBD
Convention relative aux droits de l'enfant : relever les défis 20 ans après
Une cérémonie spéciale a eu lieu ce 20 novembre à New York, en présence du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, et d'Ann Veneman, la Directrice exécutive de l'UNICEF, pour célébrer les 20ans de la Convention relative aux droits de l'enfant. Cette Convention qui a été adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989, a été ratifiée à ce jour par 193 pays.
En ratifiant ce texte, les pays décident de s'obliger à respecter ses articles. La Convention énonce un ensemble de droits de l'enfant universels, tels que le droit à une identité, à un nom et à une nationalité, le droit à l'éducation et les droits à la meilleure santé possible et à la protection contre les mauvais traitements et l'exploitation. Ces droits reposent sur quatre principes fondamentaux : la non-discrimination; l'intérêt supérieur de l'enfant, considération primordiale pour toutes les questions qui concernent les enfants; les droits à la vie, à la survie et au développement; et le respect des opinions de l'enfant. La Convention relative aux droits de l'enfant établit également l'obligation par les gouvernements de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faire respecter ces droits et reconnaît le rôle spécifique des parents dans l'éducation de leurs enfants.
Plus de soixante-dix pays ont intégré dans leurs législations nationales un code de l'enfant fondé sur les dispositions de la Convention. La sensibilisation à cette question et les activités de défense et de mobilisation en faveur de la protection de l'enfant ont nettement progressé depuis que la Convention a été ouverte à la signature il y a vingt ans.
Des progrès considérables ont été accomplis au cours de ces vingt dernières années, mais l'UNICEF regrette que les droits de l'enfant soient toujours loin d'être garantis. Il est inacceptable, selon l'UNICEF, que les enfants continuent à mourir de causes évitables comme la pneumonie, le paludisme, la rougeole et la malnutrition.
L'UNICEF déplore aussi que de nombreux enfants de la planète ne verront jamais l'intérieur d'une salle de classe, pendant que des millions d'autres sont privés de protection face à la violence, aux mauvais traitements, à l'exploitation, à la discrimination et à l'abandon.
(Extrait sonore : Oumar Daou, Représentant permanent du Mali auprès des Nations Unies et Président du Conseil d'administration de l'UNICEF ; propos recueillis par Jean-Pierre Amisi Ramazani)


