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CNUCED : Septième Conférence internationale sur la gestion de la dette
Près de 300 décideurs se réunissent cette semaine à Genève pour débattre du fardeau de la dette des pays en voie de développement. Organisé du 9 au 13 novembre par la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED), le sommet accueille des ministres, des représentants des banques centrales et des responsables des institutions de Bretton Woods.
Les experts se penchent que les effets de la crise financière et économique qui a gravement touché les pays les moins avancés. Ils redoutent que l'endettement des pays en voie de développement s'aggrave avec la crise financière. « Tout de même la crise n'a pas amplifié le fardeau de la dette », relativise Dusan Zivkovic, Economiste à la Branche dette et développement des finances à la CNUCED.
Selon cet expert en développement, il y a pour le moment des signes d'une détérioration parmi les indicateurs de la dette. « La dette n'est pas encore dramatique et il n'y a pas une crise de dette imminente. Mais si la crise économique se prolonge et se transforme en récession économique, il y a des risques potentiels pour certains pays qui pourraient avoir des problèmes de dette assez graves qui mèneront à des rééchelonnements », avertit Dusan Zivkovic.
S'agissant de la crainte de voir les pays les moins avancés ou africains s'enfermer dans une nouvelle « bulle de la dette » pour sortir de la crise actuelle, il a d'abord jugé important qu'on cède à ces pays une marge de manœuvre politique pour leur permettre de relancer leurs économies. Pour Dusan Zivkovic, il y a des possibilités que certains pays, en voulant compenser le manque de revenus, s'engagent dans des nouveaux crédits avec des conditionnalités moins avantageuses à leurs besoins à court terme.
Plusieurs experts plaident pour, qu'à moyen terme, les créanciers consentent à restructurer la dette et à envisager des dons plutôt que des prêts. Pour l'Economiste à la Branche dette et développement des finances à la CNUCED, « la position de la CNUCED est de voir les pays les moins avancés avoir des prêts inférieurs aux taux d'intérêt du marché et les Nations Unies encouragent les pays donateurs à augmenter leur aide publique au développement afin d'aider les pays à atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement ».
(Interview : Dusan Zivkovic, Economiste à la Branche dette et développement des finances à la CNUCED; propos recueillis par Alpha Diallo)


