António Guterres exhorte l'ONU à doter le Fonds central d'intervention d'urgence d'un milliard de dollars

Écouter /

Le Secrétaire général a prononcé le vendredi 8 décembre 2017 une allocution lors de la Conférence annuelle d’annonce de contributions au Fonds central d’intervention d’urgence des Nations Unies (CERF) réunie à New York. Crédit: Photo ONU/Rick Bajornas

L'ONU a accueilli ce vendredi la Conférence annuelle de haut niveau pour l'annonce des contributions des États au CERF, le Fonds central d'intervention d'urgence des Nations Unies. A cette occasion, le Secrétaire général, António Guterres a plaidé pour une augmentation substantielle du Fonds humanitaire créé il y a 12 ans, afin que de 450 millions de dollars, il passe comme souhaité par l'Assemblée générale, à un milliard de dollars.

« Mon expérience au HCR m’a montré que le CERF est toujours le premier à arriver en cas d’urgence et le dernier à partir quand des situations sont oubliées», a déclaré le chef de l'ONU. « Je dirais que le CERF ne part jamais quand les situations sont oubliées», a-t-il ajouté.

António Guterres a prôné une mobilisation bien plus conséquente des moyens et efforts. Il a rappelé que le déficit de financement humanitaire mondial s’élève à 11 milliards de dollars au 30 novembre, mais aussi que les plans d’intervention humanitaire sont financés en moyenne à 60% seulement.

Pour le Secrétaire général, doter le CERF d’un milliard de dollars contribuera à renforcer le financement d’urgence afin que la communauté internationale soit en mesure d’atténuer et de répondre rapidement à la souffrance humanitaire à l’avenir.

«Un milliard de dollars est un objectif ambitieux mais réalisable », a fait valoir le Secrétaire général». Il a espéré que les États Membres prendront des mesures pour atteindre cet objectif aujourd’hui, ou le plus tôt possible. « Une Organisation des Nations Unies forte a besoin d’un CERF fort», a souligné le chef de l'ONU. Il a jugé essentiel de soutenir la vie et les moyens de subsistance de millions de personnes – femmes, filles, hommes et garçons – qui dépendent de l’aide humanitaire pour les sortir de la crise et leur donner l’espoir d’un avenir meilleur.

(Extrait sonore : António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
16/01/2018
Loading the player ...