Le Conseil de sécurité renforce ses dispositifs pour lutter contre la traite des personnes

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Le Secrétaire général António Guterres devant le Conseil de sécurité. (Photo ONU/Eskinder Debebe)

Les criminels et les terroristes exploitent et perpétuent le désordre des conflits et s’attaquent aux personnes vulnérables pour financer leurs crimes, a déploré mardi le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres,  lors d'une réunion du Conseil à laquelle les quinze ont adopté à l'unanimité la résolution 2388 portant sur le trafic des êtres humains en contexte de conflits.

« Leur brutalité ne connaît pas de limites : l’exploitation sexuelle, le travail forcé, l’enlèvement des organes corporels et l’esclavage sont les outils de leur commerce », a précisé le chef de l’ONU.

António Guterres a souligné que « des groupes terroristes tels que Daech, Boko Haram, Al-Shabaab et l’Armée de résistance du Seigneur obligent les femmes, les garçons et les filles à la servitude déshumanisante » et que ces actes « constituent de graves violations des droits de l’homme et peuvent constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ».

« L’esclavage et d’autres abus flagrants des droits de l’homme n’ont pas leur place au XXIe siècle », a affirmé le Secrétaire général devant les quinze signalant ” qu'un nombre croissant victimes de trafic iraquiennes, syriennes et somaliennes apparaissaient en Asie, Europe et au Moyen Orient”.

Le chef de l'ONU s'est félicité du fait que la résolution adoptée vise les flux financiers des trafiquants et appelle tous les pays à adhérer à la Convention contre le crime transnational organisé y compris son Protocol sur la traitre des personnes.

Aussi le Secrétaire général a appelé a intensifié le efforts menés pour lutter contre le trafic des humains, y compris avec la pleine utilisation des données disponibles, l'amélioration des connaissances des marchés et des routes, la collaboration, et le soutien aux victimes qui « devraient être traités comme des victimes d’actes criminels et ne pas être détenus, poursuivis ou punis pour des activités illégales auxquelles ils ont été contraints de s’engager pour survivre ».

« Nous devons montrer au monde notre détermination à mettre fin à la traite des êtres humains, à aider ses nombreuses victimes et à demander des comptes aux responsables de leurs crimes », a conclu António Guterres.

 

(Extrait sonore : António Guterres, Secrétaire général de l'ONU)

 

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14/12/2017
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