Journée mondiale des tsunamis : l'ONU appelle à « réduire le nombre de personnes touchées » lors d'un tsunami

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A l'occasion de la deuxième édition de la Journée mondiale de sensibilisation aux tsunamis, l'Organisation des Nations Unies pour la science l'éducation et la culture (UNESCO) a appelé à faire baisser d'ici à 2030 le nombre total de personnes touchées par les tsunamis, conformément au Cadre d'action de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe.

Selon l'UNESCO, cette action est capitale, car, entre 2001 et 2015, plus de 10 millions de personnes ont été touchées par des tsunamis.

En 2017, le Groenland, la Grèce, la Turquie ainsi que le Mexique ont été frappés par des tsunamis.

Aussi, les récentes tempêtes observées dans les Caraïbes et en Irlande montrent la vulnérabilité de nombreux États côtiers.

Selon l'Organisation près de 625 millions de personnes vivent dans des zones côtières basses et 189 millions habitent dans des zones inondables en cas de crue centennale.

Pour l'UNESCO, l'éducation, la sensibilisation des populations aux risques de tsunami et la préparation sont essentielles pour savoir agir et réagir en cas de tsunami.

Toutes les régions vulnérables doivent adopter et mettre au point des systèmes d'alerte aux tsunamis.

« Même parfaite, une alerte est inutile si les gens ne savent pas comment réagir, s'ils sont incapables de reconnaître les signes avant-coureurs dans la nature ou s'ils ne se réfugient pas immédiatement sur des hauteurs », a signalé la Directrice generale de l'Organisation, Irina Bokova, dans son message a l'occasion de la Journée.

Bien que rares, les tsunamis comptent parmi les catastrophes naturelles les plus dévastatrices qui soient. Ils ne connaissent pas de frontières. Les communautés côtières – le plus souvent concentrées dans des zones de faible altitude et très peuplées – sont les plus vulnérables aux risques côtiers, y compris les tsunamis, subissant ainsi de lourdes pertes humaines et économiques.

Au lendemain du tsunami du 26 décembre 2004, la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l'UNESCO a orchestré la mise au point d'un Système mondial d'alerte aux tsunamis, qui couvre désormais tous les océans à travers le monde.

Des exercices périodiques sont organisés et associés à des simulations d'évacuation au niveau des communautés, pour favoriser la sensibilisation et la préparation aux risques, ainsi que la prévention de ces derniers, et pour réduire l'exposition et les déplacements au moyen d'activités de renforcement des capacités, de partage des connaissances, de création de réseaux, d'alerte rapide et de conseil stratégique.

Pour y parvenir, tous les pays doivent travailler ensemble, a affirmé l'UNESCO.

« Les tsunamis ignorent les frontières et seul, aucun pays ne peut relever ce défi. C'est pourquoi j'appelle aujourd'hui les États membres à renouveler leur engagement et à partager leur expertise et leurs connaissances » a conclu Irina Bokova.

 

Mise en perspective : Cristina Silveiro

 

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24/11/2017
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