"L'espace pour les femmes" : assurer la participation des femmes dans la construction de l'avenir

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Ersilia Vaudo Scarpetta, cheffe de la diversité au sein de l’Agence européenne pour l’espace. (Photo: ONU/C.Silveiro)

Le volet final de la réunion de trois jours portant sur "L'espace pour les femmes" a eu lieu vendredi au Siege de l'ONU à New York avec une table ronde de haut niveau à laquelle ont notamment participé la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Amina Mohammed, la Directrice du Bureau de l'ONU pour les affaires spatiales(UNOOSA), Simonetta Di Pippo et la Directrice exécutive adjointe d’ONU-Femmes, Laskhmi Puri.

Cette rencontre de trois jours, qui a rassemblé des décideurs et des experts d’organisations internationales, de gouvernements et d’ONG, ainsi que des représentants du secteur privé et d’instituts de recherche, visait à assurer que les femmes puissent participer et bénéficier des opportunités et contributions liées aux secteurs de l'espace et des « STEM » (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques), moteurs du développement durable.

« Les sujets scientifiques sont des sujets qui regardent vers l'avant, qui préparent le futur et qui préparent le monde de demain ici sur la Terre et dans l'espace », a affirmé la cheffe de la diversité au sein de l'Agence européenne pour l'espace (ESA), Ersilia Vaudo Scarpetta, lors d'une interview à ONU Info revenant sur l'objectif de la rencontre.

«On ne peut pas laisser 'que' aux hommes l'élaboration de ce qui nous appartiendra et ce que nous serons », a dit l'astrophysicienne, soulignant que les femmes constituaient cinquante pourcent de la population de la Terre et doivent donc pouvoir participer à la construction de l'avenir « ensemble et de manière égale ».

Selon la scientifique la participation accrue des femmes dans le secteur de l'espace est important car il entrainera un dynamisme dans la recherche.

« Ce qu'on voit c'est que là où il y a une diversité de regards, d'une manière objective, on voit beaucoup plus d'innovation, beaucoup plus d'idées, beaucoup plus de créativité et c'est cet aspect-là qu'on cherche en introduisant un élément de participation élargit dans les STEM », a précisé la scientifique.

Selon une étude de l'OCDE ces domaines ne comptent que 1% des femmes.

Au-delà du partage d'expériences et d'idées la réunion de trois jours devrait générer des recommandations qui contribueront à l'élaboration du projet «L'espace pour les femmes» de l'UNOOSA, qui doit être lancé en juin 2018.

 

(Interview : Ersilia Vaudo Scarpetta, cheffe de la diversité à l'ESA; propos recueillis par Cristina Silveiro)

 

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17/11/2017
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