Le Conseil de sécurité débat de son appui à la Force commune G5 Sahel

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Le Conseil de sécurité. (Photo: ONU/JC McIlwaine)

Le Conseil de sécurité a tenu lundi une réunion de niveau ministériel portant sur les moyens par lesquels la communauté internationale peut soutenir l'opérationnalisation de la Force commune du G5 Sahel, créée par le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, et le Tchad, pour affronter les menaces sécuritaires croissantes qui impactent la région, notamment le terrorisme ainsi que le trafic des êtres humains et des drogues.

En lançant les travaux, le Secrétaire général a appelé les quinze « à faire preuve d'ambition » et à apporter un soutien « indispensable » politique, matériel et opérationnel à la hauteur des défis.

« La situation dans le Sahel nous interpelle tous » a affirmé António Guterres devant le Conseil, soulignant qu'il appelait à un partenariat « gagnant-gagnant : un cadre de responsabilité partagée qui formaliserait nos obligations mutuelles, en vue de remédier aux causes profondes de la crise ».

Quatre options ont été proposées dans le rapport du Secrétaire général sur la question du soutien à la Force commune du G5 Sahel—deux qui impliquent la création d’un bureau d’appui des Nations Unies et deux qui proposent un appui de la MINUSMA , la mission onusienne existante au Mali.

Le Ministre des affaires étrangères du Mali et actuel président du groupe des Ministres du G5, Abdoulaye Diop, a salué l'engagement du Secrétaire général de l'ONU, ainsi que les propositions dans son rapport, dont la première option pour un appui des Nations Unies mandatée par le Conseil.

« En plus de la question du financement la Force aura également besoin d'appui dans les domaines de la réalisation d'infrastructures, des moyens d'information et de communication, du matériel de lutte contre les engins explosifs, de la formation, de capacité médicale et d'évacuation sanitaire, ainsi que de transport aérien et terrestre », a déclaré Abdoulaye Diop, avant d'appeler les quinze a apporter leur appui dans les meilleurs délais.

Pour sa part le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la France, qui a présidé la réunion, Jean-Yves Le Drian, a notamment affirmé que l'initiative des pays du G5 Sahel est « la bonne réponse » face aux défis que connait la région.

Il a appelé les quinze à être « ambitieux mais aussi pragmatiques et réalistes » et à apporter un soutien à la Force « dès aujourd'hui ».

« L'essentiel est de bien débuter, d'accompagner la montée en puissance initiale de la force conjointe. Il nous reviendra de faire ensuite avec le G5 un bilan d'étape et de décider de faire évoluer ce soutien en fonction des résultats obtenus sur le terrain par nos partenaires », a dit le Ministre français.

« Mais ne manquons pas cette première étape, celle où l'histoire qui s'écrit avec le G5 nous donne rendez-vous dès aujourd'hui » a précisé Jean-Yves Le Drian, « Nous devrons avoir apporté notre soutien à la Force conjointe d'ici la conférence de soutien a la planification qui pourrait se tenir à Bruxelles le 14 décembre prochain ».

 

(Extraits sonores : Abdoulaye Diop, Ministre des affaires étrangères du Mali et actuel président du groupe des Ministres du G5; Jean-Yves Le Drian, Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la France, Président du Conseil de sécurité)

 

Extrait sonore de Jean-Yves Le Drian, Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères de la France Écouter /
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22/11/2017
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