Accord de Paris: “il faut faire plus” les engagements pris par les pays ne représentent qu’un tiers des réductions d’émissions nécessaires selon l’ONU

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(Photo:@UNEP)

Les gouvernements et les acteurs non-étatiques doivent revoir leurs ambitions à la hausse afin de garantir que les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat puissent être atteints.

C'est ce qu'affirme le huitième rapport annuel de l’ONU sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions, publié mardi, à quelques jours de la Conférence sur les changements climatiques (COP23) à Bonn, en Allemagne.

Selon l'étude, les engagements pris par les pays au niveau national ne représentent qu’un tiers des réductions d’émissions nécessaires à l’horizon 2030 pour respecter les objectifs relatifs à la lutte contre les changements climatiques.

De plus, les mesures prises par le secteur privé et les mesures infranationales ne se multiplient pas à un rythme qui permettrait de combler cet écart inquiétant.

Dans l’état actuel des choses, une mise en œuvre complète des contributions prévues entraînerait très probablement une augmentation des températures d’au moins 3 degrés Celsius à l’horizon 2100, au lieu des 2 degrés Celsius stipulés ou encore du 1,5 degré Celsius suggéré dans l'Accord de Paris.

Atteindre ces objectifs réduirait la probabilité de sérieuses conséquences climatiques nocives pour la santé des êtres humains, pour les moyens de subsistance et les économies du monde entier.

Si les Etats-Unis donnent suite à leur intention déclarée de quitter l’Accord de Paris en 2020, le scénario pourrait se révéler encore plus sombre, a souligné le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).


Le rapport révèle que d’autres gaz à effet de serre, comme le méthane, continuent à augmenter et que l’accélération de la croissance économique mondiale pourrait être responsables d’une hausse des émissions de CO2.

Il présente des solutions pratiques pour réduire drastiquement les émissions de CO2 basées sur des modèles existants dans les domaines de l’agriculture, des bâtiments, de l’énergie, de la foresterie, de l’industrie et des transports.

Celles-ci dépendent en grande partie du potentiel de l’investissement dans l’énergie solaire et éolienne, des appareils électroménagers efficaces, des voitures particulières efficaces, du boisement et de l’arrêt de la déforestation.

 

 

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

 

Classé sous Changement climatique, L'info.
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21/11/2017
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