Sahel : le Burkina Faso entend respecter les droits humains dans le cadre de sa lutte contre le terrorisme

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Une vue de la Salle des civilisations au Palais des Nations qui abrite les travaux du Conseil des droits de l’homme (Photo: ONU/J. M. Ferré).

Le Conseil des droits de l'homme a poursuivi, ce mardi à Genève, les travaux de sa 36e session. Le Ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique du Burkina Faso s'est ainsi exprimé devant l'organe onusien et a rappelé les mesures prises ces dernières années par son pays pour construire un État démocratique dans lequel les droits humains sont respectés. M. René B. Bagoro a cité la création d'un Observatoire national des faits religieux, qui a pour but de promouvoir le dialogue interreligieux, et d'un Observatoire national de prévention et de gestion des conflits communautaires.

« Le terrorisme est une autre question trop préoccupante de l'heure », a souligné le Ministre qui a rappelé que le Burkina Faso, pour n'en avoir été victime comme beaucoup d'autres pays, mesure ces conséquences multidimensionnelles.  Dans ce contexte, il a plaidé pour « une mutualisation des efforts en vue de neutraliser ces groupes terroristes dont les ambitions sordides et macabres sont antipodes des aspirations de paix de tolérance et de développement durable de nos nations respectives ».

Dans cette dynamique, Ouagadougou a salué l'initiative lancée par cinq pays du Sahel appelée G5 Sahel, pour lutter contre le terrorisme. « Le Burkina Faso qui a totalement adhéré à cette initiative veillera en accord avec les autres pays membres au respect des droits humains par les éléments des forces armées qui seront déployées dans ce cadre », a conclu le Garde des sceaux du Burkina Faso.

(Extrait sonore : M. René Bagoro, Ministre de la justice, des droits humains et de la promotion civique du Burkina Faso)

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20/10/2017
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