Le Burkina Faso qualifie la lutte contre le terrorisme de priorité nationale

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Le Président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, lors du débat général de l'Assemblée générale des Nations Unies. Photo ONU/Cia Pak

Le Burkina Faso a qualifié jeudi la lutte contre le terrorisme de « priorité nationale » et a déclaré s’atteler à l’accélération de la mise en opération de la Force conjointe du G-5 Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad et Mauritanie) pour y faire face.

« Cible depuis quelques temps des forces terroristes et obscurantistes, mon pays a pris la pleine mesure de leur volonté clairement affichée de le déstabiliser », a affirmé le Président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, dans un discours prononcé au débat général de l’Assemblée générale des Nations Unies.

« La lutte contre le terrorisme est donc désormais une priorité nationale », a-t-il dit. « Nous nous attelons à accélérer l’opérationnalisation » du G5-Sahel, « comme en témoigne l’inauguration, le 10 septembre dernier, du Centre de commandement de la Force du G5-Sahel à Sévaré, au Mali ».

Le chef de l’Etat juge que la lutte contre le terrorisme n’aura de succès « que si elle s’inscrit, non seulement dans une approche sous-régionale, mais également et surtout dans une dynamique de développement économique des zones les plus vulnérables » du Burkina Faso.

M. Kaboré pense notamment à la zone nord du pays, frontalière du Mali. « Nous y avons certes enregistré des succès sur le plan opérationnel mais ceux-ci méritent d’être renforcés par un programme d’urgence d’investissement, que nous avons récemment adopté, afin de réduire la vulnérabilité des populations, surtout les jeunes et les femmes ».

Ouagadougou souhaite saisir l’occasion de l’examen du prochain rapport de suivi du Secrétaire général pour renforcer le mandat de la Force G5-Sahel, « en la dotant des moyens nécessaires pour réussir sa mission ».

Le chef de l’Etat burkinabè a enfin applaudi la décision unanime du Conseil de sécurité, le 5 septembre, de créer un régime de sanctions ciblées contre « ceux qui dressent des obstacles » à l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation dans le Mali voisin.

(Extrait sonore : Roch Marc Christian Kaboré, Président du Burkina Faso)

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20/10/2017
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