Débat annuel de l’Assemblée générale : la francophonie fait entendre ses voix

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Emblème des Nations Unies à l’Assemblée générale. (Photo: ONU/Manuel Elia)

Cette semaine, Escale revient une dernière fois sur le débat général annuel de l'Assemblée générale des Nations Unies. Une 72ème session qui a permis aux pays francophones de procéder à un large tour d'horizon des défis et maux de la planète, notamment le terrorisme au Sahel, dans le Bassin du Lac Tchad ou dans la corne de l'Afrique, les questions de souveraineté des États, mais aussi de démocratie et de défense des droits de l'homme, la francophonie et sans oublier la lutte contre le changement climatique.

La lutte contre le terrorisme et la situation sécuritaire en Afrique a été l'une des questions les plus abordées au cours du débat général. Plusieurs ministres ont mis l'accent sur la nécessité de soutenir à tous les niveaux mise en œuvre de la force commune des pays du G-5 Sahel, qui outre le Tchad, regroupe le Burkina Faso, le Mali, le Niger et la Mauritanie et doit être déployée début octobre.

Autre région africaine affectée par les problèmes, celle des grands Lacs avec la situation en République démocratique du Congo où le processus électoral prend du retard. Le Président Joseph Kabila s'est voulu rassurant sur ce point et a rappelé sa volonté de voir la Mission des Nations Unies, la MONUSCO, achever son mandat.

De son côté, le Burundi a dénoncé la manipulation des mécanismes du Conseil des droits de l'homme par certains groupuscules après l'accusation lancée par la Commission d’enquête indépendante de l’ONU sur le Burundi selon laquelle il existe des « motifs raisonnables » pour conclure que des « responsables au plus niveau de l’Etat » du Burundi ont perpétré des crimes contre l’humanité.

A la tribune de l’Assemblée, le Premier ministre de la Belgique, Charles Michel, a plaidé pour davantage de multilatéralisme et a appelé à une relation « décomplexée, libérée des démons du passé, d’égal à égal, tournée vers l’avenir » entre les continents africain et européen.

Le chef de la diplomatie djiboutienne a évoqué quant à lui la situation au Soudan du Sud, au Yémen et s’est surtout félicité des progrès accomplis en Somalie.

De son côté, le Président de Madagascar, président en exercice de la Francophonie, n'a pas tari d'éloge sur les vertus et valeurs de la langue commune à Senghor, Césaire et La Fontaine.

Les petits États ont eux aussi pu se faire entendre, à l'instar de Monaco qui par la voix du Prince Albert II a plaidé pour la mobilisation de davantage d'efforts et de moyens en faveur de la lutte contre le changement climatique.

Autre principauté européenne et francophone, l'Andorre elle aussi évoqué ses efforts pour assumer sa part de responsabilités dans la lutte contre le réchauffement planétaire comme l'a expliqué à notre micro, le chef de son gouvernement.

Interview et extrait sonores :

Joseph Kabila, Présdident de la République démocratique du Congo

Hery Martial Rajaonarimam pianina Rakotoarimanana, Président de Madagascar

Prince Albert II de Monaco

Charles Michel, Premier ministre de la Belgique

Antoni Martí Petit, Premier Ministre de l'Andorre

Alpha Barry, Ministre des affaires étrangères du Burkina Faso

Alain Aimé Nyamitwe, Ministre des affaires étrangères du Burundi

Hissein Brahim Taha, Ministre des affaires étrangères du Tchad

Ibrahim Yacoubou, Ministre des affaires étrangères du Niger

Mahamoud Ali Youssouf, Ministre des affaires étrangères de Djibouti

Yann Toma, Artiste observateur de l'ONU en résidence, Professeur à l'Université Paris 1- Panthéon-Sorbonne

 

_ Interviews : Jérôme Longué et Cristina Silveiro

_ Production et présentation : Jérôme Longué

_ Ingénieur du son : Carlos Macias

 

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21/11/2017
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