Burkina Faso : être en mesure de combattre le terrorisme

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Alpha Barry, Ministre des affaires étrangères du Burkina Faso, dans les studios d’ONU Info (Photo : ONU/Florence Westergard)

Retour sur le débat général de la 72ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies qui s'est achevé lundi à New York. L'occasion pour les 193 États Membres de l'ONU de faire part de leurs préoccupations à l'échelle internationale, régionale et nationale. A l'instar du Burkina Faso et de son Ministre des affaires étrangères, Alpha Barry, qui au micro d'ONU Info, est revenu sur l'évolution politique dans son pays, mais aussi la mise en place de la force conjointe du G-5 Sahel pour combattre le terrorisme. Il a aussi insisté sur la nécessité de réformer l'ONU.

Par la voix de son Président, Roch Marc Christian Kaboré, le Burkina Faso avait qualifié, lors du débat général, la lutte contre le terrorisme de « priorité nationale ». Il avait déclaré s’atteler à l’accélération de la mise en opération de la Force conjointe du G-5 Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad et Mauritanie) pour y faire face.

« Cible depuis quelques temps des forces terroristes et obscurantistes, mon pays a pris la pleine mesure de leur volonté clairement affichée de le déstabiliser », a affirmé le Président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, dans un discours prononcé au débat général de l’Assemblée générale des Nations Unies.

« La lutte contre le terrorisme est donc désormais une priorité nationale », a-t-il dit. « Nous nous attelons à accélérer l’opérationnalisation » du G5-Sahel, « comme en témoigne l’inauguration, le 10 septembre dernier, du Centre de commandement de la Force du G5-Sahel à Sévaré, au Mali ».

Le chef de l’Etat juge que la lutte contre le terrorisme n’aura de succès « que si elle s’inscrit, non seulement dans une approche sous-régionale, mais également et surtout dans une dynamique de développement économique des zones les plus vulnérables » du Burkina Faso.

M. Kaboré pense notamment à la zone nord du pays, frontalière du Mali. « Nous y avons certes enregistré des succès sur le plan opérationnel mais ceux-ci méritent d’être renforcés par un programme d’urgence d’investissement, que nous avons récemment adopté, afin de réduire la vulnérabilité des populations, surtout les jeunes et les femmes ».

Ouagadougou souhaite saisir l’occasion de l’examen du prochain rapport de suivi du Secrétaire général pour renforcer le mandat de la Force G5-Sahel, « en la dotant des moyens nécessaires pour réussir sa mission ».

Le chef de l’Etat burkinabé a enfin applaudi la décision unanime du Conseil de sécurité, le 5 septembre, de créer un régime de sanctions ciblées contre « ceux qui dressent des obstacles » à l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation dans le Mali voisin.

(Interview : Alpha Barry, Ministre des affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabè de l'extérieur du Burkina Faso ; propos recueillis par Jérôme Longué)

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17/11/2017
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