ONU : entrée en vigueur d'une convention historique sur le mercure

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L’exploitation minière artisanale à petite échelle est responsable de près de 35% des émissions mondiales de mercure dans l’environnement. (Crédit photo: Fonds pour l’environnement mondial)

L'ONU indique qu'une convention mondiale novatrice sur le mercure est entrée mercredi en vigueur et va permettre de protéger des millions d’enfants et de nourrissons d’éventuels dommages neurologiques et sanitaires.

“Les gouvernements qui sont parties à la Convention sont désormais légalement tenus de prendre une série de mesures pour protéger la santé humaine et l’environnement en abordant le mercure tout au long de son cycle de vie”, a déclaré le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) dans un communiqué.

La Convention de Minamata engage les gouvernements à prendre des mesures spécifiques, notamment l’interdiction de nouvelles mines de mercure, l’élimination progressive de celles existantes, la réglementation des mines d’or artisanales et à petite échelle et la réduction des émissions et de l’utilisation du mercure. Étant donné que l’élément est indestructible, la Convention stipule également les conditions d’entreposage provisoire et d’élimination des déchets de mercure.

La Convention – la première nouvelle convention mondiale relative à l’environnement et à la santé adoptée depuis une décennie – est entrée en vigueur aujourd’hui, 90 jours après sa ratification par la cinquantième partie à la Convention, le 18 mai dernier. Il y a maintenant 74 parties à la Convention et 128 pays l’ont signée.

“La Convention de Minamata montre que notre travail mondial pour protéger notre planète et ses habitants peut continuer à rassembler les nations. Nous l’avons fait pour la couche d’ozone et maintenant nous le faisons pour le mercure, tout comme nous devons le faire pour le changement climatique – une cause que la Convention de Minamata servira également. Ensemble, nous pouvons nettoyer notre acte “, a déclaré Erik Solheim, responsable du PNUE.

La Convention tire son nom du désastre d’empoisonnement au mercure le plus grave de l’histoire. En 1956, les habitants des villages locaux ont souffert de convulsions, de psychoses, de perte de conscience et de coma après avoir mangé du poisson dans la baie de Minamata, au Japon, où les eaux usées industrielles avaient été déversées depuis les années 1930.

Selon le PNUE, jusqu’à 8 900 tonnes métriques de mercure sont émises chaque année.

(Extrait sonore : mise en perspective par Jérôme Longué)

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19/10/2017
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