Yémen/Choléra : « il ne faut pas baisser la garde » selon l'OMS

Écouter /

À l'hôpital Al Sab'een à Sanaa, au Yémen, un médecin osculte une jeune fille souffrant du choléra. Photo UNICEF/Fuad

Au Yémen, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a enregistré plus de 330 000 cas présumés de choléra et 1700 décès.  Lors d'un point de presse à Genève, le Docteur  Dominique Legros, point focal pour le choléra à l'OMS a rappelé que le Yémen fait face à la plus grande flambée de choléra dans le monde. Il a souligné que prévenir et éliminer la maladie n'était pas un problème d'ordre technique, mais une question d'engagement politique des pays endémiques et des principaux bailleurs de fonds.  

« Il est vrai qu'au Yémen aujourd'hui on voit, par la surveillance, que les choses ont l'air de s'améliorer. Néanmoins, un : c'est pas partout ; deux, il y aura les pluies qui vont arriver au mois d'août et on sait que les pluies sont un facteur aggravant, normalement, sur les épidémies de cholera. Trois : il reste toujours énormément de cas qui arrivent dans les centres de traitement chaque jour. Donc il ne faut pas baisser la garde. Il faut continuer de prendre en charge ces cas sérieusement ; il faut décentraliser l'accès au traitement. Et c'est pour ça qu'on continue de faire un appel aux partenaires parce que le contrôle du choléra, surtout à un tel niveau, n'est pas le fait d'une seule agence ni le fait seulement du secteur de la santé »

(Interview: Dr. Dominique Legros, point focal pour le choléra à l'OMS à Genève; propos recueillis par Daniel Johnson)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
16/10/2017
Loading the player ...