RDC : cherché pour les crimes contre l’humanité, le rebelle Sheka s’est rendu à l’ONU

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Le chef des Maï-Maï Sheka s'est rendu ce 26 juillet à la MONUSCO. (Photo MONUSCO)

Sous le coup d'un mandat d'un mandat d'arrêt pour crimes contre l'humanité, le chef de la milice Maï-Maï Nduma Defense of Congo (NDC), Ntabo Ntaberi dit « Sheka » s'est rendu mercredi aux forces de la MONUSCO.

La Mission des Nations Unies s'est engagée à soutenir les autorités judiciaires congolaises pour des poursuites « conformément à l’état de droit».

Depuis 2011 «Sheka» est sous le coup d'un mandat d’arrêt pour crimes contre l’humanité émis par les autorités judiciaires congolaises pour sa responsabilité présumée dans des viols massifs. Il fait également l'objet de sanctions du Conseil de sécurité.

Natif de Walikale au Nord-Kivu, dans la communauté Nyanga, à l'Est de la République démocratique du Congo(RDC) , Ntabo Ntaberi a intègré en 2009 la rébellion des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) pour fuir un homme d'affaires qu'il a avait escroqué.

Il est détecté et protégé par le commandant de ce mouvement armé FDLR « Sadiki ».

Après avoir réussi à éliminer son ancien mentor Sadiki, Sheka lance en 2010 son propre mouvement dénommé Nduma Defense of Congo (NDC).

Au depart, la NDC se voulait un mouvement armé protecteur de la communauté Nyanga, dans le territoire de Walikale, combattant notamment les troupes des rebelles hutu rwandais des FDLR.

Toutefois, avec l'appui de certains éléments FDLR dont le lieutenant Emmanuel Nsengiyumva, Sheka attaque au moins treize villages situés sur l'axe Kibua-Mpofi, entre le 30 juillet et le 2 août 2010.

Selon les rapports des ONG des droits de l'homme actives dans la région, environ 300 femmes ont été victimes de viol au cours ces attaques.

Des ONG lui attribuent également des cas d'enlèvement des civils, de pillage et l'incendie de plus de 900 maisons au Nord-Kivu.

En 2011, l'auditorat militaire près la Cour militaire opérationnelle de Goma lance un mandat d'arrêt provisoire contre Sheka. Le chef rebelle est alors accusé de crimes contre l'humanité, pillage et terrorisme.

Sheka devra rendre compte de ses actes dont son implication dans l'assassinat en 2012, de deux officiers FARDC à Walikale, parmi lesquels le Colonel Chuma.

 

 

(Mise en perspective : Gisèle Kaj, Radio Okapi)

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23/10/2017
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